‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 84 sur 177 · LIVRE SECOND. î · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. î

Ses fastes seront embellis.

Elle entendra ma lyre encore D*un roi généreux qui rhonore Obanter les augustes bien&its , Ma lyre, qui dans sa colère A d'une Thémis adultère Consacré les lâches feifidts.

Élève du second Badne , Ami de l'immortel Bufibn , J'osai y sur la double colline , Allier Lucrèce à Newton.

Des badinages de Catulle Aux pleurs du sensible Tibulle On ma vu passer tour-à->tour; Et sur les ailes de Pindare, Sans craindre le destin d'Icare »

Voler jusqu'à l'astre du jour.

Comme l'enœns qui s'évapore Et des dieux parfume l'autel , Le feu sacré qui me dévore Brûle ce que j'ai de mortel.

Mon ame jamais ne sommeille :

Elle est cette flamme qui veille Au sanctuaire de Vesta; Et mon génie est comme Aldde Qui se livre au bûcher avide Pour renaître au sommet d'QEta.

i38 ODES.

Non , non ; je ne dois point descendre Au noir empire de la Mort :

Amis ! épargnez à ma cendre Des pleurs indignes de mon sort.

Laissez un deuil pu^anime :

Croyez-en le dieu qui m^anime v Je ne mourrai point tout «atier.

Eh ! ne voyez-vous pas la gloire Qui , jusqu au temple de Mémoire, Me fraie un lumineux sentier?

J'échappe à œ globe de fimge :

Quel triomphe plus solennel 1.

G est la mort même qui me venge :

Je commence un jour éternel.

Gomme un cèdre aux vastes ombrages y Mon nom , croissant avec les âges »

Régne sur la postérité.

Siècles ! vous êtes ma conquête ; Et la palme qui ceint ma tête Rayonne d'immortalité.

Fin DES ODES.

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