‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 116 sur 219 · DORMEUIL, GERMAIN · texte numérisé non relu

DORMEUIL, GERMAIN

BOBHECIL, »sû, et relevant la tèle.

Eh bien ! Germain , tu viens de voir ce Léonce , si tendre, ù reconnaissant.

bEBMAIM.

Ah ! Monsieur , il faut l'excuser , si . . .

DOBMECIIL.

L'excuser, Texcusér!... 11 a fait un trait superbe!

GEBMAIN.

Quoi! mon maître, tous conveçez. . .

DUBMEUIL.

Oui , sans doute , superbe ! Préférer un père pauvre , malheureux !... Mais je n'en suis pa$ moins le plus à plaindre des hommes.

GERHAIM.

Mais alors, comment se peut-il?

DORHEUIL.

Comment! tu veux que je raisonne quand je ne «ais que «entir. Non , je ne puis supporter la vue de cet homme qui va réunir toutes les alTeclions de Léonce. Je ne pais me faire à l'idée que je ne vais pitis être pour lui qaVn- simplcétrànger, un Vbîenfaitoir ordinaire, exigeant, injuste même! ^jfPVDajn , je veux voir comirent il soutiendra séparation, je veux voir si elle lui'cdfllera

J7ti LÉONCE,

Mitant qu'i^ moî , et si , comme je le crois , il per-

»ste à suivre ce vieillard...

GERMAIN

Vous De l'abandonnerez pas pour cela ?

DORHEUIL.

L^abandonner!... Je te le dirais que tu ne toudniis pas le croire... Mais pour cette amitié , brûlante , paternelle . ■ .

GEBHAIN.

It l'aura toujours.

DOBMEUIIi-

Non!

GERMAIN

Si!

DORMEUIL

>ïon , te dis-je ! je le sais bien , peut-être.

GERMAIN

Je le sais encore mieux que vous.

DORMEinL.

Et par quelle raison ?

GERMAIN

Farce que ce ne sera pas une action honnête et louable qui pourra l'en priver.

DORHEUIL

Eh bienl je... KmbrassO'moj ■MMi^iomi^.) MnbrassC' moi, te i mandtt pas pourquoi...

GERMAIN

Ah ! je le sais bienL Qiut!...Card-

la terre ne doit, pi oe peat exi^r que je me condamne à one TÎe aoaffrante et malheureuse , 1 un supplice ctHitinoel , moi qui ne d^re Tivre que pour embellir les jours de tons ceux qui sont autour de moi.

GEBMAIH.

Je n'ai plus rien à dire , et j'attends ce que votre justice , votre boqté vcHit décider sur le sort de celui que nous aimons tous.

DOEMECn. , lui Kmal b team.

Bon Germain ! - 1 - Fais venir Clairine , je veux rengager à ae joindre à moi , va , mon ami , vi» nous nous reverrons bientôt.

Phi Ae boofcnr paqrMKsnen an»!

Qu'il me ^tie ! qn'il m'abanàomw!

Me plss \e roîr! Ah ! je frissoDBcl C* Mol not a Kbcë mtt «eu.

AIR

TieilktM iflitiKtUiéc,

Am lames ctwdanate!

Oh! finesleavenirl

Que vais-je devenir?

Lev anûtii , leur lendreue,

JS'aniiaDçaieni ia jàm» h

278 ' -^iÈôrtGE,

:m c , >'\ • JeiTyis.;.. 1^ viens..! Jbtfenuydii^: f ». • .«:'•• • , p '):/./ 'l|épncc^hétesj!itt*e6^plus|qipB.fil^}) ., i ^ ., ..

Cruelle destinée, etc. . ,;

i' ^^ • DOR!*ÉlJILv CLAIRINE.

CLAIRINE.

DQRMfipiL.

Vous venez de le voir ;

En ce'ttibiWeWtVll;ëSt'àVé^'Sdit^^^^^^^

Je le sais..-. Et.^j^yj^.qi^iy^srtM ikye«îr ?

Rien n^est changé pour nipii.,. iLconce , le fils d^un paysan , d^un soidàti, n^éti eét pas moins le Iplus tendre, le ^IVi!^' aimâblie d^^ hommes.

Et vous iriez dadis son village ?

Comment ! ip«MlPi:i«2&sir0utf ^eâd^ei^'l^u^il quittât votre maison? • • • '^^m i» • « '

Mais, s^il ne'TeutipQL^se'sejpâfrliF'lè son père , il

faudra bien que jexonèeiiteU.PersiMez-vous alors...

• CLAIlàNE. ■ Jede^te partager son^ bonheur , je dois supporter son infortune... Que* )pen^rait-il de moi , si ^ i^abandonn^s? Qu^n-penseries-^Tous, vousni^e ? Je n^épousprai jamais- Léonce sans votre consentement : mais s^il faut renoncer à lui , au<» cun autre n*obtiendra tna main. Pourriez-Tous m'enUâmerP

DQRMEmL.

Blâmer! je ne blâme pa&.. ce que tous croyez devoir faire... ce que je ferais peut-être k votre place; mais étes-^'ous bien sure que Léonce, tô^anl si ]()Ositîon' changée , ne refusera pas, ne tr6\t^ pais devoir refuser vôtre maitt? *

nèh' est capable.'... Sa délicaless^e lui en fert fiatti¥ ndVFé ; mais la mienne ; mais ma tendresse sauront vaincre ses scrupules, et j*obtiendrai qu^il me permette d^adoucir son sort '

£t le mien , le mien, qui'te chargera de Tadoucir ?

CLAîRli^E.

Clairine sera toujours votre fille 1

DORMEtin..

. Oui , tu me le promets ?

* CLAmiNE.

Pouvez- vous en douter ! Oui , mon ami , soyez bien ^r que si ma présente , ma 'tendresse ^ mes soins pouvaient seuls calmer yqs éhagrins.

a8o LÉONCE,

bellir votre existence , il n^est rien que je ne sacri-

fiasâc ; mon amour ^ mon mariage , mon bonheur.

DORMEUIL 9 très ▼hrement

£h ! crois-tu donc que moi , je voulusse Taccep* ter ? Est-ce une raison , parce que je suis malheureux 9 d^exiger que les autres le soient? Ne te souvient^Lplus combien ce cœur est tendre? et ne voistu pas quVn ce moment même c'est un excès de sensibilité qui me rend coupable...

CLAiRira.

Et plus aime que jamais !

DORMEUIL

Plus aimd ! a|i ! que c^cst doux à entendre ! Mes chers enfans , ^yezrmoi , (épousez-vous , soyez heureux du moins ! oubliez un attachement qui ne peut plus que vous affliger , et pariez le ciel que je puisse à mon tour oublier combien vqus m*étes chers.

CLAIRINE , pleuraat.

Nous nous en garderons bien ! nous lui demandons tous les jours le contraire.

DpRMEUILi presque en colère.

' Dlionneur je crois quUl vous exauce , car je sens toujours là... là... Adieu. Ne m^arrétez pas et respectez ma douleur et mes volontés.

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