LES PRECEDEES, WARNER, LÉHÉMAN
WARNER
Le commandant a été fort satisfait de ce que lui a raconte notre chasseur, son air de sincérité , son offre de rester en otage , tout a servi à le convaincre que cet officier n'est point Fédéric.
F]éD£RtC, àpart.
Digne ami!
WARNER
En conséquence , il sera traité comme un prisonnier ordinaire , il aura le château pour prison , jusqu'à ce qu'on s'occupe des échanges.
LEHEMAN , bas a Amélina.
Nous ne les attendrons pas, tout va bien!
WARNER, àFëdénc
Et vous , jeune homme , je suis bien ,aise que vous ne soyez point ce Fédéric que nous cherchions, vous m'aviez intéressé , et j'étais affligé du sort i^ruel... Mais n'en parlons plus, et réjouissons-nous tous ensenible, de vous voir échapper à un aussi funeste destin.
FINALE
LE CHŒUA , à Frëdérîc.
Oae DOIS sommes joyeux — , y^jp délivré de ce danger terrible !
SgS LÉHÉMAN,
FÉBÉRIC..
Braves gens , je suis bien sensible A ces sentimens généreux.
LE CHŒUR
Allons , courage , L'on adoucira Tant que Ton pourra (]e triste esclavage.
( Jorner et Sorbac répètent ces quatre vers arec plus d*action.)
FÉBÉRIC.
Quel heureux présage !
Oui , je crois déjà . . •
( Le son prolongé d*un cor se fait entendre ; c*est Tusage en Hongrie pour les courriers; les chemins étant étroits, ils s*en servent pour avertir les voituri's de se ranger de façon à laisser passer deux de front.)
JORNER, à Warner.
Entendez -vous le cor ?