UN SOLDAT
Un courrier.
WARNER
L'empereur Enverrait-il quelqu'ordre au gouverneur ?
( Il regarde par la fenêtre.) Mais oui, le tambour bat.... la garde se rassemble.
LÉHÉMAN , à part.
Que penser ?
FÉDÉRIC
Que craindre ?
AMÉLINA
Je tremble !
WARNER
Sans doute on va venir nous informer...
LÉHÉMAN, FÉDÉRIC, AMÉLINA.
Ce mystère... cet ordre... ah! tout doit m^aiarmer.
OîJ
SCÈKE IX.
LES PRFCÉDENS, UN SOLDAT, qui conduit un ofBder autrichien , enveloppé d*un roanteau qui ne lui laisse pas voir le visage.
LE SOLDAT , bas à Warner.
Sî c'est !à Fédéric , ne faîtes rien paraître , Cet officier bientôt saura le reconnaître.
Dans les combats... il Ta vn mille fois ; Un geste , un seul regard va démasquer le traître , De Temperenr ce sont les lois.
( Alors Toflicier , après avoir serré Ta main du capitaine , s^approchc
de Fëdéric , se place en face de lui.)
CHŒUR , bas, pendant la pantomime du courrier. Il l-observe, il Texamine ; Je crois lire sur sa mine . . .
LE COURRIER , revenant à Toffider , laisse tomber son manteau, et
dit vivement :
C'est lai.
C'est lui.
WARNER
C'est lui ?
( Au courrier.)
Et l'ordre ?
L'OFFiaER AUTRICHIEN.
' Le Yoici*
Lisez.
WARNER
( n va pour lire, regarde Fédéric et dit.) L'arrêt doit être rigoureux , Et trop tôt il saura l'apprendre !
Lisons tout bas pour qu'il ne puisse entendre , Et ménageons un malheureux.
LE CHŒUR
us tout bas , etc.
4oi> LÉHÉMAN,
( Alors iln te rassemblent en peloton et s'avancent sur le bord de la
scËne : Amélina est près di^ la feDètre, Lëh^man au milieu, Fddéric
assis , la aiaia sur ses yeut , Jorner et Sorbac en faction à la porte.)
TOUS LES CINQ, à part.
Onel est cet ordre , et que vont-lts apprendre? Si je pouvais lire en leurs yeux !...
CWarner parle bas aux soldais: Amëlina, près de la renitre,fait uU mouvement de. joie et a l'air d'écouter.)
AHÉLITfA.
En mon cœur quel espoir a lui !
Ces sons lointains s'ils allaient jusqu'^ Ini. ( Sun-lc-champ elle chante à mi-»oii l'air de la romance, et eir même temps de la marche dont son père a parlé au premier acte.) u Un voyageur sVst égaré.' »
( Léhi^man reconnaît l'ait- et l^mcngne sa joie.) LE CBIEUR.
Paix donc !
LÉHÈHAN, je tournant à son tour Ter» Féde'ric, ï mi-Toii et niavanl l'air. « Une Inenr s'ofïre à sa vue. ■
LE CHffitlR.
Paix donc !
FÉDEHEC, reconnaiasKDt l'air se livrée la joie. Je reconnais. ( A part ) Bn ces lieux on s'avance. Ils viennent pour nous secourir.
LÉRÉMAK , AriÉLITfA , bas.
Il nous entend.. .. de b [Prudence. ^
( Fin de l'air de la marche.) Nos cœurs peuvent encnr s'ouvrir Aux doux charmes de l'espéraiKe.
LES SOLDATS , aprfes s'être passé le pa[âer.
\ nos chef» il faut obéir ; Vengeance ! vengeance! vengeance!
AMÉLINA, FÉDÉRIC, LÉHÉMAN.
Aux doux charmes de l'espérance.
OPÉRA-COMIQUE. 4oi
LE CHIEUft.
Veneeanoc! ▼engeance!
'VTAUIEM , aMmlnDl Féàénc
Qo^on les mène à la tour.
( Ob c o adwit Fêdêric dvis la to«r , «■ des fardes rrrirnl à nnslaat ; c^est Jomcr» SorVac a s«m Fêdcric; LéliêinaB cl Andna s*approdicnt cB tmBbhiit.)
TCCS TROIS.
Eh bien! quel est sou sort? .
Quel jugement?
La mort.
TOUS TKCns, cflnyës et avec dookor.
La mort.
LE CHŒUR, arme voix Icrnble.
La mort.
Ce TÎnllard !.^ qo^oii rarrête aussi, Peul-toe ils sont d* intelligence.
Son Ige a droit k Tindnlgence ; On Fa trompé.
WARHER, à JoTBcr.
Veillez .SOT loi.
( Ils sortent tous trois.) £t TCMis amis , oKeîssJuce ; C Vst Fédéiic y c^est loi , Oui , c^esl notre ennemi.
Point de pitié , point de démence.
Secondez-noos , Obéissance, A engeance, Soirez-moi ioos.
LE CBŒCR.
SoÎTons-le tons.
Point de pitié, point de démoice, etc.
4oa LÉHËMAN,