‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 183 sur 219 · UN SOLDAT · texte numérisé non relu

UN SOLDAT

Un courrier.

WARNER

L'empereur Enverrait-il quelqu'ordre au gouverneur ?

( Il regarde par la fenêtre.) Mais oui, le tambour bat.... la garde se rassemble.

LÉHÉMAN , à part.

Que penser ?

FÉDÉRIC

Que craindre ?

AMÉLINA

Je tremble !

WARNER

Sans doute on va venir nous informer...

LÉHÉMAN, FÉDÉRIC, AMÉLINA.

Ce mystère... cet ordre... ah! tout doit m^aiarmer.

OîJ

SCÈKE IX.

LES PRFCÉDENS, UN SOLDAT, qui conduit un ofBder autrichien , enveloppé d*un roanteau qui ne lui laisse pas voir le visage.

LE SOLDAT , bas à Warner.

Sî c'est !à Fédéric , ne faîtes rien paraître , Cet officier bientôt saura le reconnaître.

Dans les combats... il Ta vn mille fois ; Un geste , un seul regard va démasquer le traître , De Temperenr ce sont les lois.

( Alors Toflicier , après avoir serré Ta main du capitaine , s^approchc

de Fëdéric , se place en face de lui.)

CHŒUR , bas, pendant la pantomime du courrier. Il l-observe, il Texamine ; Je crois lire sur sa mine . . .

LE COURRIER , revenant à Toffider , laisse tomber son manteau, et

dit vivement :

C'est lai.

C'est lui.

WARNER

C'est lui ?

( Au courrier.)

Et l'ordre ?

L'OFFiaER AUTRICHIEN.

' Le Yoici*

Lisez.

WARNER

( n va pour lire, regarde Fédéric et dit.) L'arrêt doit être rigoureux , Et trop tôt il saura l'apprendre !

Lisons tout bas pour qu'il ne puisse entendre , Et ménageons un malheureux.

LE CHŒUR

us tout bas , etc.

4oi> LÉHÉMAN,

( Alors iln te rassemblent en peloton et s'avancent sur le bord de la

scËne : Amélina est près di^ la feDètre, Lëh^man au milieu, Fddéric

assis , la aiaia sur ses yeut , Jorner et Sorbac en faction à la porte.)

TOUS LES CINQ, à part.

Onel est cet ordre , et que vont-lts apprendre? Si je pouvais lire en leurs yeux !...

CWarner parle bas aux soldais: Amëlina, près de la renitre,fait uU mouvement de. joie et a l'air d'écouter.)

AHÉLITfA.

En mon cœur quel espoir a lui !

Ces sons lointains s'ils allaient jusqu'^ Ini. ( Sun-lc-champ elle chante à mi-»oii l'air de la romance, et eir même temps de la marche dont son père a parlé au premier acte.) u Un voyageur sVst égaré.' »

( Léhi^man reconnaît l'ait- et l^mcngne sa joie.) LE CBIEUR.

Paix donc !

LÉHÈHAN, je tournant à son tour Ter» Féde'ric, ï mi-Toii et niavanl l'air. « Une Inenr s'ofïre à sa vue. ■

LE CHffitlR.

Paix donc !

FÉDEHEC, reconnaiasKDt l'air se livrée la joie. Je reconnais. ( A part ) Bn ces lieux on s'avance. Ils viennent pour nous secourir.

LÉRÉMAK , AriÉLITfA , bas.

Il nous entend.. .. de b [Prudence. ^

( Fin de l'air de la marche.) Nos cœurs peuvent encnr s'ouvrir Aux doux charmes de l'espéraiKe.

LES SOLDATS , aprfes s'être passé le pa[âer.

\ nos chef» il faut obéir ; Vengeance ! vengeance! vengeance!

AMÉLINA, FÉDÉRIC, LÉHÉMAN.

Aux doux charmes de l'espérance.

OPÉRA-COMIQUE. 4oi

LE CHIEUft.

Veneeanoc! ▼engeance!

'VTAUIEM , aMmlnDl Féàénc

Qo^on les mène à la tour.

( Ob c o adwit Fêdêric dvis la to«r , «■ des fardes rrrirnl à nnslaat ; c^est Jomcr» SorVac a s«m Fêdcric; LéliêinaB cl Andna s*approdicnt cB tmBbhiit.)

TCCS TROIS.

Eh bien! quel est sou sort? .

Quel jugement?

La mort.

TOUS TKCns, cflnyës et avec dookor.

La mort.

LE CHŒUR, arme voix Icrnble.

La mort.

Ce TÎnllard !.^ qo^oii rarrête aussi, Peul-toe ils sont d* intelligence.

Son Ige a droit k Tindnlgence ; On Fa trompé.

WARHER, à JoTBcr.

Veillez .SOT loi.

( Ils sortent tous trois.) £t TCMis amis , oKeîssJuce ; C Vst Fédéiic y c^est loi , Oui , c^esl notre ennemi.

Point de pitié , point de démence.

Secondez-noos , Obéissance, A engeance, Soirez-moi ioos.

LE CBŒCR.

SoÎTons-le tons.

Point de pitié, point de démoice, etc.

4oa LÉHËMAN,

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