C«10UNE
Nous ne vous quitterons jamais.
DIIBREllIL.
Jamais I Comment , si je partais?
CABOUHE.
Nous vous suivripns.
DITBREUIL-
Vraiment ! eh biân ! me voilà des paféns tout trouvés.
CAROLINE
Ma fine , il ne tient qn'à vous.'
Elle est charm^^^^^ui. ) ii£^^^^aai bonne , je AC' crains p^T^^Br^ u^^^^Bf^ ne t pas me trahir.
. OPERA-COMIQUE. iSi
CAROUm.
Oh ! non , noD , ne craign^ rieB.
DIJBRKVIJU
C^est une chose assez bizarre ; maïs depuis que je sais que cet étourdi d^Edmond respire le même air que moi, cette idée me poursuit, me revient sans cesse à Tesprit
CABOIJra£«
Cest assez naturel. Il y a toujours là ( Montmn u cœur. ) quelque petite chose.
nUBREUIL.
^on , c^estune faiblesse , et je dois la combattre... Avec cela, je sens que s^il était arrivé sans sa Cemme...
CABOUKE.
Vous Tauriez reçu peut-être ?
nUBREUIJL
Ma foi , je ne sais ; mais ce ménagement pour moi j cette déférence à mes sentimens aurait bien pu . . . Heureusement , il ne s'en est pas avisé . . . £h ! dis-moi , la petite , tu ne l'avais pas encore vu depuis bien des années — Comment Tas -tu trouvé ?
CAROUME.
Ma fine , tout-à-fait bien.
BLRREUIL.
D'honneur !
CAROUNE.
Tout conmie vous étiez , je gage , quand vous aviez vingt ans ; bon , sensible , aimant...
DUBREUILb
FliAtéuse !... Et sa belle idole ?
CAROLINE
Ah ! sur ça , je ne pourrais pas trop prononcer.
DUBREtJIL.
En effet , il faut qu^elIe plaise beaucoup pour valoir mieux que cinquante mille livres de rentes qui attendaient mon neveu.
Elle ne les vaut peut-être pas pour la figure , mais le cœur peut quelquefois valoir davantage.
DUBREITIL.
Comment, diable !... des maximes ! Et où avezvous lu cela , la bonne ?
CAROLINE
Je ne Tai pas lu , je Tai senti.
DU^RËUIL.
De mieux en mieux ; de T esprit , de la délicatesse ! nousçauserons siouvent... Continuons... Son maintien e'vaporé.
CAROLINE
Gai , mais décçnt.
DUBREUIL
Sa conversation légère , inconséquente ?
CAROLINE
£h bien ! de tout aujourd'hui , elle n'a 4it que des choses fort sensées.
DtjBREUIL.
C'est singulier ! Et bien amoureuse de son mari?
CAROLINE , avec âme.
Ah ! amoureuse !... autant qu elle est aimée.
DUBREUIL, un peu piqué, se levant.
Mais c'est admirable !... mais ces gens-là n'ont
aucun besoin de moi ! Ils sont fort heureux dans leur ménage. IIs^ suffisent , et un oncle...
CAROLINE
Serait un bon père , et c'est ce qui leur manque tous les jours.
DUBREUIL
Us n^ont pas dit cela.
CAROLINE
Aussi Trai que je tous le dis.
^ DimREUiL.
C^est trop tard.
CAROLINE
Vous Tauriez si| plus tôt., si tous eussiez touIu les entendre.
BiniRSUIL.
Madame Lucas...
CAROUNE.
Eh oui , not' maître.
RONDEAU
Le ciel y dit-on , dans sa démence ^ Prenant en pitié les bons cœors , Pour faire oublier les errëiirs ^ Créa toal exprès l'indulgence.
Tenez, je lisons dans vos yeox ; Oui , not' matt* , daignez étr* sincère , Dans TOt' temps , tous fut*s amoureux ; * Vous aTÎez bien on oncle , un père Qui grondaient, s'mettaient en colère...
Et pardonnaient.. Vous Frez comme eux^
Om, oui , comme eux; Car l'cid, dit-on, idms sa clémence , etc.
D'Edmond la désobâssance A mérité votre courroux, TOM. II. ag
Màh Vàikitàiv a tant ile pimsance I U ai parlé, phi» foft qqéytoifs..
Hier, votre jqsfte vengeance Nou9 disait tout craindre pour lui.
Hier encor... Mais aujourd'hui Cédons le jour de l'espérance ; Ah ! sans doute , de Tespérance.
Puisque le ciel ^ ^an3 $a clémence , etc.
SbBABIJlIy Allons , rassure-toi', ma bonne ; je ne t'eA yeux pas de ton zèle , modère-le à l'avenir, et croîs que je sais...