‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 206 sur 219 · DUBREUIL, CAROLINE · texte numérisé non relu

DUBREUIL, CAROLINE

DUBREUIL

Eh bien ! madame Lucas , te voilà avec moi. Tu n'en es pas fâchée , n'est-ce pas? Prends ton ouvrage , car je suis bien sur que tu ne restes jamais à rien faire , et je ne veux pas t'empêcher... Allons , prends ton rouet

CAROLINE , embarrassée , allant du c6te' au rouet.

Oui , not' maître. (A part.) Je ne sais pas filer.

DUBREUIL, à gauche. ^

Travaille , travaille , j'aime qu'on s'occupe. ( Caroline cesse de filer et se trouble. ) Tu ne me SemblfS paS

bien habile.

CAROLINE

C'est que , lorsqu'on me regarde. • . et surtout des personnes pour qui...

DUBRBUIL.

^h ! je te fais peur ! je ne me croyais pas si re- Allons , je ne te regarderai pas.

45o EDMOND ET CAROLINE,

GAUOLtME.

Ça ira mieux alors. {, wu flle mm (-.-gardA- . trti vite ,

cl casse ion fil. )

btJBBËUIL.

Sais-tu que je ne ra^attendais pas h trouver dans ce lieu sauvage deux jeunes gens aussi gais , aussi intelligens. . . et toi , surtout , tu me plais ; tu es alerte , vive , zélée... j'aime ta physionomie , ton ton de voix. ■ .

CÀBOUNË.

Tant mieux.

DUBEEiriL..

Tu me servii-»6 avec affectiori. ■

CAROLINE

Oh ! l'affection la plus tendre, et mon mari aussi.

DUfaREUIL

' Je le crois , cera me consolera un peu de mon isoleiïient.

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