DUBREUIL, CAROLINE
DUBREUIL
Eh bien ! madame Lucas , te voilà avec moi. Tu n'en es pas fâchée , n'est-ce pas? Prends ton ouvrage , car je suis bien sur que tu ne restes jamais à rien faire , et je ne veux pas t'empêcher... Allons , prends ton rouet
CAROLINE , embarrassée , allant du c6te' au rouet.
Oui , not' maître. (A part.) Je ne sais pas filer.
DUBREUIL, à gauche. ^
Travaille , travaille , j'aime qu'on s'occupe. ( Caroline cesse de filer et se trouble. ) Tu ne me SemblfS paS
bien habile.
CAROLINE
C'est que , lorsqu'on me regarde. • . et surtout des personnes pour qui...
DUBRBUIL.
^h ! je te fais peur ! je ne me croyais pas si re- Allons , je ne te regarderai pas.
45o EDMOND ET CAROLINE,
GAUOLtME.
Ça ira mieux alors. {, wu flle mm (-.-gardA- . trti vite ,
cl casse ion fil. )
btJBBËUIL.
Sais-tu que je ne ra^attendais pas h trouver dans ce lieu sauvage deux jeunes gens aussi gais , aussi intelligens. . . et toi , surtout , tu me plais ; tu es alerte , vive , zélée... j'aime ta physionomie , ton ton de voix. ■ .
CÀBOUNË.
Tant mieux.
DUBEEiriL..
Tu me servii-»6 avec affectiori. ■
CAROLINE
Oh ! l'affection la plus tendre, et mon mari aussi.
DUfaREUIL
' Je le crois , cera me consolera un peu de mon isoleiïient.