‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 28 sur 219 · SCÈNE Xffl · texte numérisé non relu

SCÈNE Xffl

LES PHéc^DENS , ezceptd IBRAHIM.

DELTy regardant Osmin.

Mais enfin, pourquoi cet homme?... Je ne cherche point à pénétrer le sentiment qui Tagite , mais j^ai offert douze cents sequins , qu^on les lui donne.

OSMIN 9 sans écouter.

Tout semble tourner contre moi!

SEID , à Osmin en lui montrant la bonne.

En vérité » vous êtes trop heureux !

GULNARE

Dély, je te remercie; je teTavouerai j'étais honteuse de valoir si peu à celui à qui j^ai coûté si cher.

DÉLT.

Son opiniâtreté !

GULNARE

Ta générosité à triomphé de tout, elle m'encourage même à attendre de nouveaux bienfaits.

DÉLY.

Toi! que peux^-tu désirer? as-tu quelque demande à me faire ?

GULNARE

Une bien importante... puisque mon bonheur en dépend.

DÉLT.

Ton bonheur! ah! Gulmare! pourquoi as -tu retardé jusqu'à jfTÙmt^/ÊÊÈiliM^ ^^ ^

te raccorder? ,.

GUIiNASE , baÙMiit la Ttûi et re|ard«nt autour d'elle.

J'oserai doDC !... ah ! je tremble...

I DÉIiT , crojrani qu'elle veut être seule.

I Sortez tous.

GULNAHE.

U suCfît , si TOUS le permettez , qu'ils ne puissent )W nous entendre.

DIÉLY.

Ordonne , je consens à tout.

GUUfARE.

Omar , Seid. ( ni l'approcheut. )

OSMIN

Courons délivrer mon père , et terminer après mon horrible destinée.

GULNARE , bu à Omar età Scid.

Retenez-le , et veillez sur lui.

DÉLT.

Tu as l'air de plaindre cet homme ; ne le trouves tupas assez paye des bons procédés qu'il peut avoir eus pour toi ?

GVLNABE.

On nepéchejamaisparlrop de reconnaissance; cette façon de penser doit te plaire dans celle qui ' '■! iJejà des obligiitions, et qui va peut- être en coiilracter de nouvelles.

DÉLY.

Ab! c'est moi seul qui...

GlILNARE.

Etante J}âly , ]c sais que tu passe pour le persan

'' plutnoble cl te plu» généreux..-

So GULNARE,

D££Y, très ëmu.

Ajoute le plus sensible. G^est aujourd'hui sur^ tout que je suis en droit de te T assurer,

GUI^NARE, vivement.

Sensible ! Ah ! que le ciel.*

DÉLY.

Tu en doutes?

GULNARE

Non, non, j'ai trop d'intérêt à le croire; écoute donc , je t'appartiens, c'est-à-dire ma personne... mais mon cœur est à moi... il ne dépend que de moi seule , et il n'est point de pouvoir qui m'empêche d'en disposer,

D£LY , avec sentiment.

Je le sais ; c'est un bien qu'il faut mériter et non pas ravir. (Avec tendresse.) Peut-être que Dély...

GULNARE

Tout doit te le faire penser,

DÉLY.

Eh bien ?...

GULNARE

Je ne dois pas tromper celui qui en agit si noblement avec moi.

DÉLY,

Tu n'en serais pas capable.

GULNARE

Non: apprendsdonc, Dély , que ce coeur, mon seul bien , ce cœur qui mérite ton estime , ce cœur enfin que tu pénètres de respect et d'admiration... est donné depuis long-tems et ne peux t'âppartenir.

OPÉRA-COMIQUE. 5i

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