AMIS , DOMESTIQUES
AMBROISE
Comment ! c'est Alexis qui est... le garçon jardinier était le maître... et mqi, qui étais son oncle... je ne suis que» . ah! mon dieu , j'en mourrai^ je crois.
112 ALEXIS
( Il ft'aisied. ) Je VOUS demandons hen pardon , mais c'est que de ma vie je n'ai éprouve une joie pareille.
ALKXIS.
Mon pauvre Ambroise , je suis toujours ton neveu.
ÎÎELCOUR.
Oui, mon cher ami, toujours; mais reviens à toi.
AMBROISE
Ça va ben... ça va mieux. ( Tout le monde félicite
Alexis , et Tembrasse.) Ah çà ! quand VOUS Taurcz assez embrasse... passez-le moi un peu , je vous en prie ,
pour que j'en fasse autant. ( Alexi» se jette dans ses bras. )
Mais, monsieur Alexis , pourquoi donc que vous ne m'avez pas dit...
ALEXIS
Je craignais que tu ne trahisses mon secret... et surtout que tu ne partageasses l'opinion cruelle que mon pcre...
NELCOra , à Alexis.
N'en parlons plus? j'oublie tout, et je te pardonne.
AMBROISE
Lui pardonner!... Monsieur, sachez qu'on a toujours calomnip votre malheureux enfant ; vous l'accusiez de ne pas vous aimer, de ne jamais vous écrire , eh bien , voilà toutes ses lettres qu'on a trouvées après la mort de votre femme dans son secrétaire : elle avait eu le soin d'empc^cher qu'elles ne vous parvinssent; mais le ciel n'a pas voulu
OPÉRA-COMIQUE. ii3
lui laisser le teVnps de les anéantir , les vUà ; tous les jours je les prenons pour vous les rendre , et si jusqu^à ce moment je ne Tons pas fait , c'était dans la crainte de vous livrer à des regrets inutiles, et peut-^tre à des remords!...
NELCOUH.
Qu'entends-je , ces lettres?
ALEXIS
£h oui ! mon père ^ cent fois je vous ai adressé mes plaintes, les expressions de ma tendresse, les suffrages de mes maîtres ; votre silence m'a désespéré...
NELCOUR.
Ah! quelle idée tu as du avoir de ton père .. que j'étais injuste sans le savoir!... mais cette chère Caroline... cet événement va lui ravir un état.
Que puis-je regretter? ne serai-je pas téinoin de votre bonheur ; ne pourrai-je pas concourir avec lui à embellir votre vie ; car , sans doute , il ne sera pas assez cruel pour me priver de cette satisfaction.
ALEXIS
Ah ! mon père , si vous vouliez , il serait un moyen...
NEix:ouR.
Je sais ce que tu veux dire ? je me rappelle ta
confidence! Alexis! Caroline ! mes chers enfans ,
je vous unis , et j'espère que vous ne me dédirez pas.
iili ALEXIS,
ALEXIS
Mon père ! Caroline ! nous ne nous quitterons plus.
AMBROISE
Ça sera plus conunode , quand voua voudrez chaoter des petits duos , par exemple.
NELCOUR.
Tu pourrais bien i présent me dire le troisième couplet.
KI£XIS.
VàiQnU oui.
Le jeane Urbain n'a plus d'alarmes, Son pérc enfin lui rend son cœur, Désonnais s'il verse des larmes.
Ce sont des larmes de bonheur.
(A« (Mbik.)
Sa par son lèle !1 peut vous plaire.
Rien ne lui manque en ce momeni; AiwMi aussi le pauvre enfân) , t^'il Intuw en vous encore un péi-e.
{ Le «eur riîpÈle cei qiulre Tifrs,)