‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 78 sur 219 · PANDOLPHE, LE DOCTEUR · texte numérisé non relu

PANDOLPHE, LE DOCTEUR

PANDOLPHE

J^entends... Serait-ce enfin?... Non* c'est ledocteur. Ah! vous voilà; arrivez. J'ai pense me fâcher tout-à-l'heure , mais la douceur l'a emporté.

BALOUARD.

En effet , on m'a dit que vous n'en aviez battu que deux ou trois.

PANDOLPHE. -

Mais y à la première occasion , je les chasserai tous.

BALOUARD.

On ne peut mieux penser.

PANDOLPHE

Oui , tous... excepté vous , docteur Balouard , que je veux garder. Vous êtes toujours sage , toujours raisonnable , toujours de mon avis.

BALOUARD.

Je m'en fais gloire.

PANDOLPHE

Aussi , c'est à vous que je donne pour femme une parente de feue madame Pandolphe , une espèce de nièce qui n'a jamais entendu parler de moi , et dont je ne sais seulement pas le nom , mais à qui je laisse tout mon bien : le tout pour faire enrager mon vrai et légitime neveu. Vous savez combien je l'aimais , vous qui l'avez élevé? Je vou- '

igG L'IRATO,

PANDOLPHE

Là, là, là, vite donc! vite donc! légèrement et en mesure. £h bien ! vous êtes à bas ?

. BALOUARD.

Un peu.

PANDOLPHE

Aussi , pourquoi ne vous tenez-vous pas sur vos ambes ?

BALOUARD.

Je ne m'en plains pas... Ahie !

PANDOLPHE

Je le crois bien : c^est à moi de me plaindre ; parce que j^ai un instant de gaieté, ne faut-il pas que ce drôle-là la trouble en se blessant !

BALOUARD.

Monsieur Pandolphe !...

PANDOLPHE

Un grand nigaud qui n'a pas de force !

BALOUARD.

Monsieur Pandolphe, de grâce!...

PANDOLPHE

Un imbécille ! qui mériterait qu'on lui mît des lisières !

BALOUARD.

Monsieur Pandolphe, je vous demande bien pardon de ce que vous m'avez jeté par terre.

PANDOLPHE , s*apaisant.

A la bonne heure ! ( il lui fait brusquement des quesUoiii.)

Tu ne t'en ressens pas, n'est -il pas vrai? Tu ne

soullres plus, ta es gai » ta es content?... Dis donc TÎte, dis-le donc ?

Eh ! oni , ooi ; tous le voyez bien.

PAHDOUmS.

Ah! que je suis enchanti ! ( ix sanmt a»s sfs km,

et k ffvpowBSBt fcraqpc-meal lonqnH toiI Lpandre.) MaiS ToiÔ

mon neveu ; va-t-en , laisse-moi lui parier seul.

BA10UA?.r.

Ah! de tout mon cœur! mon cher Pandolphe, de tout mon cœur! (Apwt.) MVn voilà ^tte pour celte foi&

SCÈÎSEATL

PASDOLPHE, LYSAXDRE.

Ah ! TOUS voilà donc etAa , Monsieur , depuis deux heures que je vous attends !... Depuis deux mois que vous ne cessez de m^impatienter par vos refus , votre lenteur et votre prétendu sang-froid.

n est cert^dn que je ne mVmeus guère.

PAiinouniE.

Oh! nous verrons « monsieur le ]Ailo6ophe,

comment vous allez entendre ce que j'ai à vous

dire.

xooLn. i3

1^8 JVIIIATO,

Très distinctement, j'en répon^^ xai^a cher oncle ; car vous parler fprt bwtf

PANDOLPHB.

Je vous dëshdrite... Eh bien?

LVSANDEE.

Je Q« régime pas.

PANDOLPHE

Vous n'aiy^ez pa$ un sou... £h bien ?

' LYSANDRK.

Je ne change pas de visage.

PANDOLPHC.

Voua sorlireat de ma maison... Rh bien P

LYSANDHE.

Je ne fais pas un signe de dopit.

PANDOLPHE

Tu ne te fâcheras donc pas?

Jamais.

Eh bien ! je me fâche , moi.

LY^AimRE»

Je Ib voiit

Ta çroi« quf^Jc badifie : m^U^Pi^'^ndi q^e je fais venir une parente ^e, m? femme , et que je la donne au docteur ; et... et... que. fais-tu là , avec te^ deux yeux ouverts ?

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