‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 102 sur 218 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

ROSSO , seul, met l'habit du seigneur Paraholan»

Je veux essayer si je suis bien sous la soie. Oh ! que je payerais cher un miroir pour me voir faire figure en cet équipage ! . . . Enfin les habits refont les porte-manteaux ; et, si ces seigneursci allaient mal vêtus, comme nous autres , oh I quels singes , oh! quels babouins ce seraient!... Je suis émerveillé qu'ils ne bannissent point les miroirs, pour ne plus vbir leurs chiennes de faces. Mais je suis un grand fou de ne point faire un trou à la lune avec l'habit et les écus. Car la plus belle aumône qu'on puisse faire, c'est de dérober un seigneur. Mais pour le quart d'heure il faut joindre ce pêcheur ; quant au seigneur, nous l'assassinerons une bonne fois. Voilà un vendeur de poissons, qui m'a proprement l'air de faire l'habile, et de n'être qu'un niais.

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