‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 110 sur 218 · ACTE I, SCÈNE XXII. IOj · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XXII. IOj

de l'ÎDSlituer pédagogue ; et je lui porte ce livre des sorts, pour

faire de lui un courtisan ^''. Ah ! ah ! donnons-hii-en de belles,

afin qu^août le trouve bel et bien lié. Je jouerais un tour ^*,

non-seulemeut à un Siennois, mais à moi) père, si mon père

voulait extra vaguer ; et c'est une plus grande aumône de payer

les chevaux à qui veut faire courir la poste à sa cervelle *^j que

ce ne serait de purger le monde d'une bonne part des moines et

des prêtres ; parce que sitôt que la tête manque de cervelle ,

elle se remplit d'états , de grandeurs, et de trésors ; et alors

notre homme ne changerait point son grade avec Tex-valet de

chiens Sarapica'" ; et il tombe en extase, quand tu approuves

ce qu^il dit ; et il ne dédaignerait pas de se mettre de pair avec

Gradasse, nain des Médicis^^. Partant, si je cesse d'exciter la

folie de ce niais ^ de Siennois, il m'aura plus d'obligation que

n'en ont les malades du mal français au bois de l'Inde ^^, Je le

vois qui se promène, et avec quelle grâce I Par ma foi, je veux

le faire inscrire sur le catalogue des fous **', afin qu*on fasse

commémoration solennelle de lui, à la louange et gloire de

cette ville bonne à lier... Je ne veux' pas dire Sienne.

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