‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 145 sur 218 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

PARABOLAïf . Le Rosso me connaît bien .

Bosso. G^est pourquoi je vous loue... Et pensez, madame Al- ^vigia, que votre jolie fille a dit Foraison de saint Julien*^ pour âtre aimée de ce galant homme ; et ne croyez point qu^il dai- Snàt en aimer une autre qu'elle, quoiquMl fasse courir après lui la moitié de Rome.

ALYiGiA. Et il ne veut pas consentir ?. ..

ROSSO. Non, mère.

PARABOLAN. Nc dis poiot ccla, toi ; car je rends grâce à la Ijonne fortune qui a fait que Livie m'aime.

ROSSO. Faites-vous valoir *".

PARABOLAN. Ditos-moi, chère dame , de quel air parle4-elle c3e moi ?

ALYiGiA. D'un air d'impératrice.

PARABOLAN. Daus qucIlc attitude ?

ALYiGiA. Dans une attitude qui séduirait un ermite.

PARABOLAN. Quellcs promesses me fait-elle ?

ALviGiA. Magnifiques et immenses.

PARABOLAN. Groycz-vous qu'elle feigne ?

ALVIGIA. Feindre? Ah !

PARABOLAN. En aimc-t-ellc un autre ?

ALVIGIA. Un autre ?... Elle pâtit tant pour vous, que, si elle sort de peine, si elle en sort., .

PARABOLAN. Elle uc Sera jamais en peine à cause de moi.

ALVIGIA. Dieu le veuille !

PARABOLAN. Quo fait-cllc maintenant?

ROSSO , à part. Elle pisse '^.

ALVIGIA. Elle maudit le jour qui lui dure mille ans.

PARABOLAN. Que lui importe la longueur du jour ?

ROSSO. C'est qu'elle veut se trouver, cette nuit, avec vous , pour sortir de peine, ou mourir.

PARABOLAN. Est-cc donc vral, ma mie, ce que dk le Rosso ?

ALYiGU. C'est vrai. Elle veut mourir, dans le cas où votre seigneurie lui refuserait une telle grâce... Entrez, je vous éclairerai sur tout et pour loul. Attends ici, Rosso; tout à l'heure nous sommes à toi.

Iâ8 Là (COURTISANE.

PARABOLAN. Je 0*611 ferai Hen. Entrez, vous, mère. ALYiciA. Ah I monseigneur, ne m'humiliez pas en voulant me faire honneur. Que votre seigneurie entre... Rosso. Contentez ce bon seigneur, ma vieille danrie. ALviGiA. Je fais ce que tu veux.

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