SCÈNE VJII
ALVIGIA, TOGNA.
-^i-viGiA. Tic, toc!
'ï'OGNA. Qui est-ce?
ALviGiA. C'est moi.
TocNA. Qui êtes-vous?
ALviGiA. Alvigia, ma fille.
TOGNA. Attendez, je viens à l'instant.
ALVIGIA. Je suis heureuse de vous trouver, chère fille!... 'e. Mariai...
•«•ocif A. C'est un miracle que vous veniez me voir? Alvigia. Cetavent et ces quatre-temps m'ont tellement déliée avec leurs maudits jeûnes, que je ne suis plus la -iTie... Gralia plena! Dominus iecum, ToGxNA. Vous dites toujours des prières; et moi, je ne vais Js à Fcglise *^, ni ne fais plus rien de bien. ALVIGIA. Benedieta tu!.,. Je suis pécheresse plus que les 1res... in mulieribus,.. Sais-tu ce que je veux dire? TOGNA. Non, madame.
ALVIGIA. Tu viendras à cinq heures chez moi; car je veux mettre dans les seigneuries jusqu'à la ceinture... £t bene- 'dus.,: veniris tuis!.,. et avec un autre profil pour loi que ne t'en procurai avant-hier... nuncetinhora, tu viendras nejr chez moi : fais a lien lion à ceci... moriis noslrœ,.. n'y tnse plus. Amen^,
TOGNA. A la fin des fins, je ferai ce que vous voulez; car 311 mari itïérite le pis, ce gros vilain ivrogne!
Ai.viGiA. Et toi, sage... Pater noster.,. Tu viendras velue en homme, parce que ces palefreniers... qui es in cœlis,.,M de folles plaisanteries la nuit,, sanctificetur nomen tuum,.M je ne voudrais point, que tu eusses affaire à une tréntaiDe de ribauds '' comme Ângela dal Moro... m cœlo et in terra,.. .TOGNA. Hélas! voila mon mari.
aCvigia. Ne perds point la tête, soitel.,. panem noêtnm quotidiano da nobis hodie,.. 11 n^y a point, que je sache, d'autre fête cette semaine, que la station à Saint-Laurent, extra-muros des murs.