‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 178 sur 218 · SCÈNE xn · texte numérisé non relu

SCÈNE xn

BOSSO, PARABOLAN.

Rosso. Yoiis avez grand'peur que le soleil et la luné ne sV mourachenl d'elle'^ !

PAR ABOI. A5. Qui sait?...

Rosso. Je le sais, moi. La nature peut-elle faire que lalunet s^amourache d'une femme comme ellet

pARABOLAN. Peut-être que non. Mais le soleil?

ftosso. Le soleil encore moins.

PARABOLAN. Pourquoi?

ROSSo. Parce qu'il est occupé à essuyer la chemise de Vénus qu'a mouillée 3* Mercure, j'ai voulu dire Mars.

PARABOLAN. Tu plaisautcs, toi ; et moi, je crains que le lit où elle dort et la maison où elle demeure ne se prennent à Pal-' mer.

ROSSo. Votre jalousie est diabolique. Vous vous imaginez que la maison et le lit sont, sauf votre respect, amoureux comme vous !,

PARABOLAN. Allons donc à la maison.

ROsso. Votre seigneurie a du vif-argent dans les veines; vous ne pouvez rester en place.

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