‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 208 sur 218 · SCÈNE xvm · texte numérisé non relu

SCÈNE xvm

PARABOLAN, ALVIGIA, TOGNA . VALÈRE.

PARABOLAN. *J(n croyais que je ne te trouverais point ? ALviGiA. Miséricorde, et non justice !

PARABOLAN. Commcut diable ! le Rosso..., en songe? ALViGiA. En songe vous découvrîtes aq H0S90 que vous uiqaiez Livie.

PARABOLAN. Ah ! ah ! ah !

AJ.V1GIA. Pour avoir été trop compatissante, il m^est arrivé malheur.

pARABOLAN. Tpop compatissante, ab ! .

ALViGiA. Oui , seigneur. Le Rosso me jurait que vous étiez eu péril de mourir pour Livie : afin qu^m jeune homme, qu^un seigneur tel que vous ne mourût point, il m^a fait faire ce que j'ai fait.

PARABOLAN. Jc tc suis donc obligé?,., ab ! ab! ah !... Maintenant, dis-moi un peu... Approchez-vous, , madame la tileuse ***... Mais je ne m'étais pas encore aperçu que vous étiez vêtue en boulanger... Je suis heureux vraiment de n'être point allé jusqu'au pont Sisto ®* /

TOGNA. Seigneur, cette vieille sorcière m'a traînée jusque chez elle par les cheveux avec une agromancie^.

ALVIGIA. Tu ne dis point la vérité , mauvaise petite drôlesse**.

TOGNA. Si fait.

ALVIGIA. Non, tu ne la dis point.

PARABOLAN. Rcstcz en paix ; et laissez-moi crier, moi, ou t)lutôt rire.

VALÈRE. Toujours, dans toutes les occurrences, je vous ai connu sage ; et aujourd'hui, dans celle-ci, je vous réputé trèssage... Je comprends maintenant la chose, elle est vraiment faite pour qu'on en rie... Mais quel est ce quidam à barbe, vêtu en femme ?

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