SCÈNE xxm
PARABOLAN, MESSIRE MACO, AriCOLANO, TOGNA.
ALVlGIA, VALÈRE» MAITRE ANDRÉ» ROSSO, LE PÉCHEUK , LE JUIF.
i»ARABOLAN. Approchez-vous tous... C'est à vous, messire Maco, (|ue je parlerai le premier.
MAco. C'est dans Tordre, car je suis courtisan, je ie suis.
PARABOLAN. Ab ! ah ! ah !... Vous ferez la paix ici avec maître André, que vous le croyiez Espagnol ou non. Si vous le tenez pour maître André, vous ferez la paix avec lui, parce quMI vous a défait et puis refait ; et encore, parce qu'il en ferait autant à son père, si son père vo'ulait se faire courtisan delà nième manière que vous... Et, si vous le tenez pour Espagnol, faites néanmoins la paix avec lui ; quatit au motif pour lequel vous devez lui pardonner, je veus le dirai une autre fois.
MACO. Je fais la paix.
PARABOLAN. Donuc-lui SOU habit et son bonnet, maître André.
ANDRÉ. Serviteur de votre seigneurie.
BiACO. Bon frère !...
PARABOLAN. Toi, bouiangcr, reprends ta femme, et tiens-la pour aussi honnête que belle ; car les femmes d'aujourd'hui, vois-tu, c'est quand elles sont des putains, qu'on les regarde surtout comme chastes, et celui qui croit en avoir une meilleure que les autres, en a une pire.
ARCOLANO. Je ferai tout ce que votre seigneurie me conseille.
VALÈRE. Et tu feras sagement.
PARABOLAN. Je tc pardonne, Alvigia, parce que je ne devais point me fier à toi, et parce que tu as agi suivant ta profession.
ALViGiA. Dieu vous le rende !
VALÈRE. Ah! ah !•