ACTK II. SC^NE V
piilnnptanle lu l<?s Uocleurs donti jpiirs mliinels; PL les (l<iclnreeses, amoureuses comme des cliulles, froltenl leurs tasses " sur les bancs... Eb! friponne, tu m'as bien atlrnpê, toi! PLATASiSTOTiLE. Me roici saisi de la fureur divine !
SAI.VALAGL10. Jésus 1
PLtTABisTOTiLE. Le mouvemenl ries mains est rinlerprèlc des sens.
sALTALAGLio. Juste !
Pt-ATARisTOTiLE. Dans l'esprit, nous avops l'ima^nation, la fanlaisie, et le raisonnement; dons le corps, l'iniégrilé, In vigueur, et l'habitude.
SALVALAGLio. Des fcrs et des uiialnes pour ce fou !
pi.ATARiSTOTiLE. La raison est comme un ruisseau, f|ui descend de la source de Dieu ; et plus il en sort abondant, plus il se montre plein à qui en est plus près et l'aperçoil dans su pureté...
SALVALAGLio. Bien venu soit le mois de mai " !
i-i.ATARiSTOTiLE. L'cuvie Cl Thypocrisie son! les bourreaux de leurs seclaleurs.
sAi.VAi.AGi.io. Trente-trois tanches frites I...
PLATARisTOTiLE. L'avarice est la patrie des vices, ei l'exil des vertus.
SALVALAGLIO. Beau secret !
PLATAUSTOTILE. Dieu a deux ministres: la nature et la fortune. L'une nous dispense les vertus de l'ime, les beautés du corpS] cl 1^ grâces de l'entendement ; l'autre , les richesses, les dignités, et lagloirej mais l'ingraliludc des mortels envers le Créateur suprême est cause que quelquefois les unes nous sont ravies, elque les autres ne prennent point racine.
6ALVALAGL10. Quelle aOaire I
PLATARtetoTiLE. L'autorilé paternelle est la plus sainte domination ; et la piété fdiale la meilleure obéissance.
BALVALAGi.io. Cbouelterles I
PLATAHI8T0T1LE. On n'est pas Imn par les entraves ni par les lois, mais par le respect de Dieu, et par sa ]iroprp volonté.
SALVALAGLio. Gbat-buanteries !
PLATARisTOTiLE. Les vices des princes mettent en liberté les langues.
SALVALAGLIO. Us vont aussi à la ganlerube '^ !
PLATARISTOTILE. Qui reconnaît le hasard, nie Dieu.
SALVALAGLIO. Perroquet, à toi !
PLATARISTOTILE. Aucun spcctaclc u^cst plus agréable à Dieu (]ue de voir Tbomme combattre avec une âme forte" contre les tromperies du monde.
SALVALAGLIO. Mon cbcT frère, bêlas !
PLATARISTOTILE. L^aft manquo où la violence domine.
SALVALAGLIO. Parolcs sortics de la boucbe de Salomon '*!
PLATARISTOTILE. Me voici rcveuu à la fragilité bumaine!
SALVALAGLIO. Peu importe : la divinité, qui vous a mis la cervelle en frénésie, ne s^est point échappée, puisque j'en ai ^'ardé copie dans ma mémoire.
PLATARISTOTILE. Tu possèdcs là dcs trésoTs inépuisables!
SALVALAGLIO. Pouvoir Ics dépenser serait le point important.
PLATARISTOTILE. Je me sens rappeler par les sciences de mes auteurs, dans mon cabinet.
SALVALAGLIO. Adlcu, ô femmes, sur le seuil de cette porte!