SCÈNE XI
SALVALAGLIO, leal.
lui reutrire une fois s'en aille àrapoLhicairerJe. . ,; car, là, mon ^ttre le philosophe prouve, en langue vulgaire et en lutin, que le (on elle 6eau, c'est loutUD...'"En quoi, sauf le respect que je lui dois, il ment el archiinent : témoin le cochon, si laid, à voir son groin, et si hon àlacarbonnade!... Voyez leslrufTcs, qui ressemblent aux excrêmeula du cochon; làtez-cn, frère, toute autre chose est bagatelle auprès.,. Quelques femmes, d'un visage attrayant, ont une peau velue et repoussante; tandis que telle el telle autre, quoique laides, ont un corps fait pour exciter nos sens. Ainsi, notre philosophe ne peut s'en lirer i|u'avcc les massepains aux formes dorées ; car certes ils ^Wt et beaux et lions, ausïi bien que bons cl beaitâi.,,41^^ ^pvois-je7 ^^1
'I}i^ TK PHILObUl'HK.
SCIÈNE XII.
(;AHBUGU0»«, SALVALAGLIO.
<;aruu<;lio. Je fai pourtant trouvé!
SALVALAGLIO. Gràco au sort.
GARBUGLio. Qu^a le sort à faire en ceci ?
SALVALAGLIO. C'cst que le propre de sou caprice est de vouloir que ceux-là se retrouvent, qui ne se perdent pas dans le« lenteurs avec lesquelles il tourmente les petits esprits de cet; paresseux q^'on voit, à la moindre menace qu'il leur fait, s'abandonner à un indigne désespoir, comme des idiotsou de pauvres fous.
GARBUGLio. Tu es fort bien vêtu !
SALVALAGLIO. Ku dépit du noyer*', où, moi aussi, avec quelques sorciers, je crus aller iQUs Veau et sur le vent; et puis, au plus beau du sabbat, je me vis prisonnier, avec deux sous pour payer ma rançon , et libre avec un soulier pour foire la route**.
GARBUGLIO. Quoi ! toi aussi, tu y allas?
SALVALAGLIO. Sans doute ^ j'étais un des artificiers de cette girandole^ (|ui, bien pourvue de pétards de toute espèce et de fusées, faisant peur d'abord au monde entier avec ses feux, avec son pif y paf, et avec tout son tapage, ne produisit enfin que puanteur de soufre et odeur de papier brûlé !...
GARBUGLIO. Lcs euvieux d'une si belle entreprise la Uàmenl pur pure méchanceté, et, dès que les choses ne réussissent point, chacun en dit son avis.
SALVALAGLIO. Si tu t'étais trouvé comme moi au milieu des précipices du mont Thabor, où ne serait pas allé Mathiisalem" à moins d'y être contraint , tu louerais ceux qui maudissent l'heure et le moment d'une telle témérité.
GARBUGLIO. Vleudras-lu cnlIonj-Tie^"?
SALVALAGLIO. Domine! Non.
GARBUGLIO. P0Un|U0i?
SALVALAGLIO. Purce (|uc iiioi, (pli ne uw soucie plus de ^'loire, je nie suis arran^'c, en (pialilé de serviteur , avec un