‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 29 sur 218 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

RADIGGHIO , NEPITELLA.

RADiccHio. Polidoro m'envoie, nymphe des nymphes, voir si je peux parler à la servante de ta dame.

NEPITELLA. Est-cc moi quc tu veux dire?

RADICCHIO. Vraiment oui.

NEPITELLA. Qu'y a-t-il de bon?

r*CÏE il, SCÈHE XI. 27

RAULccujo. Il y aurait une salade assaisonnée avec deux suites d'huile, si Loi, Nepitella, [u vouIhîs le mêler avec mui, i|ui suis Radicchjo '°.

NEPiTELLA. Diable! tioa.

ftADiccuio. De (juoi as-lu peur, si uous le faisions?

NEPiTELLA. De la bouche, qui nous mangerait.

RADicCHio. Âh ! ah I ah !

NEPiTELLA. Je sens je ne sais quelle puanteur d'ail.

BAuiccHio. Voili lii-bas celui qui le tattve (Salvalaglio '', en ce moment, approche d'euj;), el pourtant il le pue.

KEPiTELLA. C'est bien lui... Maintenant, ce que je veux te dire, c'est qu'au coup de... Tu suis?... madame allend ton mai' tre. Ainsi , dis-le-iui, parce que je m'en retourne vers elle par la porte de derrière ; et j'irai A lui par celte même porte.

nAMccHJo. Un baiser, el pas plus,,.

NEPLTELLA. Je ne veux pus...

RADICCHIO. Comment fei'as-tu pour refuser un petit baiser, n donne el qu'on rend?

k VEPiTELLA. Présomptueux! ne vois-tu pascethomme-lâ?

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