‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 36 sur 218 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

TESSA , P|.ATARIST0T1LE , SALVALAGLIO.

TESSA, Bien traiter sa femme?...

PLATARISTOTILE. Quo t'ai-jc dit, tantôt, d'elles ? «ALVALAGLio. Ce que vous m'en avez dit?

TESSA. Moi aussi, je suis de chair et d'os... SALVALAGLIO. Gclle-ci lui en applique, des cornes ! TESSA: Je ne me repais point d'astrologueries ! SALVALAGLIO. Elle fait rage pour lui en planter ! TESSA. Traitons mal qui iiou3 traite mal **!... Qui glace autrui se gèle hii-même.

SÂLVALAGLio. Celle-là aussi, qui s'en alla avec une donnez du pain aux moines^ pour paraître, en trahissant son mari, avoir eu raison de dire que la dame de la mi-août vient au seize; cette femme provoqua presque son mari à la noyer ^.

TESSA. Salvalaglio ! Salvalaglio !

SALVALAGLIO. SMl uc tenait qu'à moi, maîtresse, vous piaindriez-vous, ou non ?

PLATARisTOTiLE. J'ai voué et voue mon amour à la sagesse, parce qu'en elle seule est la vraie beauté.

TEssA. Les galants ont donc tort de ne pas s'amouracher de vous?

PLATARISTOTILE. Commc ma dignité, et le lieu où nous sommes, s'opposent à ce que je réponde, je m'en vais à la maison... Je me vois, là, l'omhre des cornes !

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