‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 47 sur 218 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

SBIIŒS , BOCCACCIO , dans le puits.

L> SBIRE. Non-seulement il fuil, mais il \olo. u> AUTRE. Je suis tout en sueur, moi.

UN AtTRE. Je lie |)eux pas repreitdre Iialeine.

u>' AL'TRE. Je desserre ma ceinture pour ne pas crever.

UN AUTRE. Aide-moi à tirer un seau d^eau?

UN AUTRE. Chancre ! Qu'il est lourd !

UN AUTRE. Tu n'aimes, pas plus que moi, à te fatiguer.

BoccAccio. Je m'accroche avec les mains au bord du pi par l'envie extrême que j'ai d'en sortir.

SBIRE. Le démon ! Ah !...

BOCCACCIO. Je n'ai pas de la chaleur à revendre *^ f ^ SBIRE. Peccavi.

^ UN AUTRE. Miserere. (Les sbires s' enfuient.)

Ç, BOccAccio. Que vois-je? Quelle nécromancie est c

C ci ?... J'ai peur d'être em piégé dans quelque enchantemei

^ voleur de Vhodies mecum in paradiso^y étends tes n

^ sur ma tête !... Puisque je me suis consacré au métier d(

Ç avocats, sois mon Tobie, toi ; secours mon innocence, et doi

5 moi tant de subtilité ''', que je retrouve ceux qui, par uu eff

C leur grâce, voulaient me remettre sur pied! ... Je fais vœu,

les rencontre de nouveau, d'aller, six semaines, sans chauss

t au pèlerinage de Monte-Lucio, et sept, et plus, à la Madon

C porte Sansana^^. . . Maudits soyez-vous, vous qui venez pou

- chasser d'ici !

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