‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 46 sur 218 · ACTE III, SGÈNK XI. 4l · texte numérisé non relu

ACTE III, SGÈNK XI. 4l

joyaux, nous le sauvons du péché de vanilé'^... Ainsi, prends sur toi une partie de nos outils, et marche.

BOCGACGio. J'obéis.

VOLEUR. Ce puits-là s'offre à propos.

BOCCAGCio. Pourquoi?

VOLEUR. Parce que le parfum qui s'exhale de ton individu embrené ** n'est pas fait pour notre nez... Ainsi, nous te descendrons dans l'eau, atin que, quand tu seras bien lavé, nous puissions rester ensemble.

BOGCACcio. Qui m'assure que vous ne me laisserez point dedans ?

VOLEUR. C'est que nous ne pouvons rien faire sans toi.

BOCCAGGio. Py consens donc pour le savoir.

VOLEUR. Si le seau était là, nous t'y mettrions ; mais puisqu'on ne le voit point, nous t'attacherons au bout de celte corde à sa place.

BOGCAGCio. Liez l'autre bout à la poulie'^ scellée dans la pierre, de façon qu'il ne se détache point.

VOLEUR. 11 n'était pas besoin de nous le dire.

BOGCACCIO. Que le diable n'aille pas vous tenter de me planter là !

VOLEUR. Agite seulement la corde, une fois désemmerdé, pour faire signe que tu veux revenir en haut ; en attendant , signe-toi.

BOCGAGCio. Oh ! qu'il est creux !

VOLEUR. Doucement ; que la corde ne nous échappe point !

l'autre. Touches-tu le fond ?

BOCCAGGIO. Oui, oui.

VOLEUR. Du bruit derrière nous !... Courons, frère, jouons des escarpins ^*^, car les voilà !

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