‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 60 sur 218 · LA SERVANTE DE PAPA , JVEPITELLA · texte numérisé non relu

LA SERVANTE DE PAPA , JVEPITELLA

TESSA. Qui est là? Eh ! je ne vous reconnaissais pus.

PLATARiSTOTiLE. Sors de la maison, bonne femme !

PAPA. Elle en sortira, pour sûr I

SALVALAGLio. Laisscz parler qui le sait bien.

PAPA. Songe à tes affaires, si tu veux ; sinon, reste tranquille.

PLATARISTOTILE. Voici quB j'ouvrc : c'est ici la porte qui de la rue conduite mon cabinet d'étude, où est reufermé l'adultère.

SALVALAGLIO. Maître, prenez mon épée, de peur que vous ne receviez un accueil qui vous empêche de bouger pour toujours ".

PLATARISTOTILE. S'il le fuul, scrs-t'cn poiu' moi-même.

SALVALAGLIO. JamaisRoland ne voulut avoir affaire nu désespoir des amoureux.

PLATARISTOTILE. Jc ne clierchc point à me venger, si ce n'est par le divorce ; cl c'est dans cette intention que je t'ouvre, ô porte qui depuis vingt-ciuq ans n'a pas été ouverte I

PAPA. Celle porte-là rivalise avec celle du jubilé !*•

(Polidoroparail comme par hasard, chantanl: Quell'iiuico 8pùtiiiIor,ffijuil lîolce liime! ei passe ouire en feignant de ne voir personne.)

TESSA. Qui VOUS arrête, vous? Pourquoi avoir ainsi changé de visage en \o>ant (rnsserce (|uidam?... Serait-ce là, d'aven-

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