SCÈNE F
BOCGACGIO , sorti de la tombe.
Je monterai pourtant !... Lan(;ons-nous en haut ! Pardonnamoi , mon genou , si je t'esiropio on m'appuyanl tout entier sur toi î Je veux faire une pirouette pour célébrer mon resur- RExiT , et NON EST HIC... Boccuccio, puuvrc camarade !... J'en suis bors, quoiqu'il y ait eu un moment où je ne pensais pas m'échapper avant le tehtia dies* !... Certes, au jugement dernier, je veux laisser un bout de temps la trompette sonner le Ik)ute-selle et à cheval , et je veux dormir un peu plus que les autres..., parce qu'ils ne ressusciteront, eux, qu'une fois ; etmoi, quand je m'éveillerai à la fin des siècles, je pourrai dire que je suis revenu deux fois à la vie !... Mais je disais en moimême, pendant que la peur de la mort m'ùlait du cœur celle que me faisait premièrement le mort : < Eh quoi ! ai-je aiguisé c les flèches , les râteaux et les couteaux qui percèrent, dé- « cbirèrent et écorchèrent saint Barthélémy , saint Bkise et « .saint Sébastien? Le privé où j'étais tom\>é \>aLY wvi^eXx^.^ t\.
c le puits où j^avais été descendu par nécessité, c^était du suc cre en comparaison de cette tombe dans laquelle m^a poussé < le désespoir, joint au tour que m^ont joué ces deux traîtres, « et dont je suis resté stupéfié un petit bout de temps. > Aussi, me suis-je réjoui à Touverture de la fosse, hors dela- (]uelle je suis sorti sans attendrei le < Lazare^ veni foras* h Mais, comme les comédies que font les écoliers finissent par gaudeamuêj je me félicite, dans mon^for, de ceci, en disant à ma propre personne : valete et plaudite^. Puis ," cette escarboucle est cause que je ne sens ni le désagrément de me trouver en chemise, ni la honte de m'être laissé mener par le nez; et ainsi je m^eu vais au logis, comme dit le Maffoia*, pour me mettre en route, demain à Taube... Mais quelles sont ces deux femmes?... Je me tiendrai ici caché jusqu^àce qu*elles disparaissent.