‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 76 sur 218 · ACTE V, SCÈNE Vlll · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE Vlll

sALVALAGLio. Ses colères sont aussi |Nis8agère8(|ue les pluies d'été.

TKSSA. Il promet donc de m'emhaumer de c^iresses , hein?

8ALVALAGL10. Moi , maitresse unique, excellente et révérondissime , je vous jure par ces trois morceaux de pain sec (|ui m'échurent en partage lorsqu'en Galilée on apaisait la faim d'une foule de peuple, et que j'accourus aux cris sans savoir c|u'y faire^, je vous jure que messire vous donne carte blanciic.

PAPA. Si j'eusse conté ù nos parents une si vilaine aventure, on en serait venu avec lui à autre chose qu'un accord !

TESSA. Nous avons, nous autres, cette fois, montré de la tète pour tous.

8ALVALAGL10. On ne doit pas toujours pousser les choses au pis.

TESSA. Le déshonneur que je crains pour ma famille (car de la sienne, je n'en donnerais pas un zeste) me porte à faire ce que rien ne me forcerait à faire , si tout le voisinage ne devait être instruit de nos extravagances.

PAPA. Oh ! le beau clair de lune !

SALVALAGLIO. A quol propos cela?

PAPA. On dirait qu'il fait jour.

SALVALAGLIO. Moi, je VOUS dis : « Voilà mon maître ! >

TESSA. Doucement; en attendant, il est bon que nous l'eutendions, et qu'il ne nous entende point.

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