‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 81 sur 218 · DEDICACE , ARGUMENT . ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

DEDICACE , ARGUMENT . ACTE PREMIER

* Guido Ubaldo H de ia Rovére, duc d'Orbin, venait d'être nommé général des Vénitiens et gouverneur de la république. Il aimait les lettres, et dépensait la plus grande partie de ses revenus à pensionner des polîtes. De là cette dédicace ajoutée à l'édition de 1546, qui avait été précédée de celle de 1533. Il mourut en 1574.

* Ce prologue était débité par le gracioso de la troupe, qui avait le privilège des conceiti.

' C'est le Décaméron de Boccace ; mais nous ne connaissons pas la comédie de cet Andreuccio, à qui Arélin décoche ici une épigramme.

"* On disait alors en français, dans la même acception, le lieulenanl du ^^€iri. Cette expression se trouve souvent dans les conteurs du seizième siècle.

* Le texte dit sa corne d'abondance (cornucopia).

* n y a dans l'italien : carne secca, qu'on pourrait traduire par chair

^ Dans le texte : qui nous Ole la tache de l'œil.

* Il y a seulement : grosse comme dans le monde,

* C'est-à-dire que les chattes ne sont pas toujours en chaleur.

'* Compratore dl délie piètre d'aneUa. Ce sont des camées, des pierres Précieuses tàiilévs pour être montées en bagues.

'* Expression proverbiale qui équivaut à celle-ci : «Chat échaudé craint ^*eau froide. »

" Per un ducalo di merda.

'* Proverbialement, il a de l'aplomb, il se donne des airs.

•* Le misture che fan le torte,

** On nomme ainsi le pays situé entre l'Adda et le Serio, aux alentours de Caravaggio.

■* Menue monnaie équivalant à un liard.

" C'est-à-dire : Pétrarque n'est rien auprès.

** Le texte dit : guide du mal.

** Dominique Burchieilo, qui était mort à Rome en 1448 , avait laissé dans -Florence, sa ville natale, où il tenait boutique de barbier, la réputation d'un poëte extravagant. Ses sonnets, quoique inintelligibles, avaient été imprimés plusieurs fois avant la fin du seizième siècle , et on les lisait encore du temps de l'Arélin.

*" L'ellipse est remarquable dans le mol à mol: u il est de plus de contentement d'être à se repentir de la compagne laide que dans le danger de

la belle. »

" C'est ici la fin des aparté de Salvalagiio.

** Mot i mol : <i Pour avoir appliqué deux à peu prés sur le visage d'un tel lire-limaçons, écosie-fèves et enfarine-paDais. »

" L'italien est bien plus bref et plus énergique, puisqu'il ose dire : dans ses draps immariés, '* Expression proverbiale pour dire : s'attaquer d tout. *' Les Italiens appelaient mal finançais ce que les Français, aVec plus de justice, appelaient mal napolitain. Le texte est plus précis : isfranciosato.

" Le texte dit : dans Emmaus. C'est un proverbe ou un jeu de mots incompréhensible ; Emmaus, bourg voisin de Jérusalem, se trouve cité sou* vent dans les évangiles.

" Parce que le bourreau plaçait ses pieds sur les épaules du palienl, pour le pendre.

" Au propre : « je reviens de l'autre monde. » '* L'italien dit peut-être moins : w Ce troupeau, qui les rebute à la file {che le rifiuta a la sftlatayesi plus grand que celui des boeuCs. » ** Scribi de i pontlfichi. Allusion aux historiographes des papes. " DéblondiS'loi est plus énergique.

*' Le texte la nomme seulement : une Ancroia. C'est l'héroïne d'un roman poétique, composé par un auteur inconnu : Libro délia regina Ancroja. Veneliis, 1479, in-fol., gotb.

" Mot à mol ; (( Qu'ils ne tournent quelquefois le feuillet. » . " Il y a Caïphes. L'Ile de Rhodes était alors au pouvoir des Turcs, qui l'avaient prise en 1522 sur les chevaliers de Saint-Jean-de-Jémsalem.

** Le duc d'Urbin n'eut, de son premier mariage avec Julie Varana, qu'une Qlle unique, Virginie de la Uovère, mariée à Frédéric Borroroée, comte d'Arone ; mais de son second mariage avec Victoire Famése, il eut irois filles.

** Papa, qui ne sait pas le latin, mais qui a retenu quelques bribes de celui qu'on chante dans les églises, écorche ainsi le in secula seeulorum des oraisons.

" Le telle dit : il pan perduto, ce pain-perdu. " Bene abbia Ferrara! c'est-à-dire : «Bien en ait Ferrare! » Le sens de celte allusion satirique nous échappe.

*' Lascio di pigliare il sacco per il pediccino ; c'est prendre le sac par l'extrémité pour le vider.

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