‹ Œuvres choisies de Prévost avec figures (volume 2)Chapitre 12 sur 60 · LETTRE CV · texte numérisé non relu

LETTRE CV

M. LovBLACE à M. JBelford.

Que faire avec uqe femme qui est au-dessus de -la flatterie, et qui méprise les louanges^ lorsqu'elles ne sont point approuvées de son pjropre coeur?

Prévost. Tome XT/. H

ti4 .' histoihk

' Mais pourquoi cette admirable eréatanè pt^sid^ t-elle sa destii^? Pourquoi brave^t^eUe je pouvoir dont die est ahscJumefit dépetidanle ? Pourquoi souhaiter^ devant moi, de n'aTOÎr jamais quitté la maison de son pare? Pourquoi nàe refuser aa com%pagme , jusqu'à me faire perdra patience et mé mettre dans le cas d'exciter son resMottiment? Enfin, poacquoi, lorsq^'dle est offensée, porte-t-dle scm indignation au plus haut point où jamais -une beaat^ niéprisante, dans le fort de son pduvoir et de son oi^^ , ait pu le porter?

Trouyes-tu que, dans sa situation, il j ait de la prudence à me dire et à me répéter : ce que d'heure ;» «D heure elle est pins mécontente et d'eHe-méme ^) et de moi; que je ne suis pas de ces hommes qui e^ gagnent à être mîenx connus (cette hardiesse, » BeUprd, te plairoit-dle dans la houclie d'une a> aaptive? ) ; qu'un mauvais sort l'a jetée dans ma :» compagnie; que si je la crois digne de$ chagiini y> que je lui donne, je dois m'applaudir des artiy> fices par lesquels j'ai précipité une personne 4^ ^ y> extraordinaire dans le plus grand excès de folie; :f> qu'elle ne se -pardomiera jamais à elle-même de j> s?étre rendue à la. porte du jardin, oi à moi de )) l'avoir forcée de me suivre (ce sont ses propres ^^ ierD^es); qu^Se veut prendre soin d'tUé-Biémi; :» que mon absence lui rendra la maiscnt de hia^ ;) dame Sorliugs plus agréable ; et que je puis allor

D à BerlÀ, k hondr^jOX^ dam tout autre Uqu^ an, » diable, je suppose , où elle.m'envi^ie djs taul, soa » cœur »? r'

Qu'eUe entend mal -ses iqtérétsi Tenir ce Imgagç à un esprit aussi yindkatif C[u^ le nmnl A ua.JibQr7 tiù, teà qu'elle me eroit, m pouvoir duquel elîç es| actudlemmit ! J'étc^s indéterminé , CQmme tu 3aU. La balance pendK)it tm^l d'^p çi^té y jt^titôt dç Fautre. Je youlois voir à quoi spfi pei^phaut pourroit la conduire , ec quelle^ ^eroie^t p^e^ pjpoprç^ inclinations. Tu vois comment l^s Menpte^ si& dér clarent. Douierois-^tu qu'elles ne àén^ff^pxfi, ]^ miennes? Ses £aiutes n'ëtoienir^^ p^ e^i afs^ grand nombre? Pourquoi m'oblîge-t-elle de regarder en arrière?

Je veux examiner cette grande affaire à tête reposée, et je t'informerai du résultat.

Si tu savois, $î lu pcmyois voinqûel vil esclave elle a fait de moi ! Elle m'a reproché d'avoir pris de grands aifs. Mais c'étoîent des ^rs Cfpl lui prouvoient mon amour ; qui lui faisoient connoître que je ne pouvois îyiyre>hors de. sa prései^oe. :Elle.,s^*t est vengée néanmoins. {31^ a pris pl^i^irà me fortifier. Elle m'a tmité avec xm dédaia.....; pariu^ foi, Bdfiord, à-peâue ^ir je trouvé un rij^pt ^pour m^ défense. J^dihoi^x de ie^reà quel spt ellç m'a fait reweiïdJer. Mm dws «in ^^re ]\m , oyx je ne (jlësespei^fe pas encore de la conduire , et daçi$

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d'autres circonstances, j'aurois pu survie- cbamp humilier soA orgueil.

C'est donc à ce temps, où je compte qu'dle ne sera plus libre de me fuir, que ]e remets les épreuves, et Fessai de mes grandes inventions; tantôt humble , tantôt fier ; tantôt attendant ou demandant; tantôt me réduisant à la complaisance et à h\ soumission, jusqu'à ce qu'elle soit fet^éè de la râistance. Je t'en dis assez. Je pourrai m'expliquer davantage à mesure que je me confirmerai dans mes desseins. Si je la vois obstinée à faire revivre ses mé^ contentements ; ... si ses hauteurs; . . . mais brisons : ce n'est pas encore lé temps des menaces.

LoVEIiACE.

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