D'UN TESTAMENT
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Un ridbe particulier de Londres se trouvant à Fextrëmité de sa vie , après l'avoir passée dans tous les excès de la débauche, se rendit aux instances qu'on lui fit de disposer de son bien par un testament. H n'avoit point de parents assez proches , ni assez mal avec la fortune , pour se croire obligé de penser à eux, et celui qui le portoit ainsi à régler ses aPfaires , se flattoit par cettç raison d'avoir beaucoup de part à son héritage. C'étoit un honune avec le* quel il avoit vécu opnstamment, et qui avoit passé pour son meilleur ami , p^roe qu'il avoit partagé avec lui tous ses plaisirs. Lé testamoat s'achève , et la distribution des biens se fait à diverses personnes, avec lesquelles on n'avoit jamais soupçonné le testateur d'avoir la moindre liaison. Son ami , dbagrin de se voir oublié , n'eut pas honte de lui représen-
ter que ce n'étoit pas là le prix qu'il devoit attendre de son attachement. D reçut cette réponse : ((De quoi y> vous plaigoez-yoùs ? vous êtes si étranger pour y> moi y <]ae j'ai peine à vous reconnoitre. Les raiy> sônS qui ont formé notre connoîssance et notre » amitié sont absolument disparues. C'étoit la cha« y> leur démon sang, le goût delà débauche, Pemy> portemeut du plaisir ; il ne m'en reste plus rien* y> J'ai nommé pour mes héritiers ceux à (jui je suis >) lié dans ce moment par la disposition de mon y> cœur, qui me fait du-moins goûter leurs vertus , » et je regarde comme mes amis ceux à qui je' y^ voudrois ressembler ».