AVENTURES D'UN JEUNE FLAMAND
Un jeune homme, qui étoit ei^a^ depuis prè^ .d'un an par des vcmix solennels dans un couvent de Flandres., s'évada et fut anv;té le lendemain par quelques personnes chargées de le pour^vre. H-h fut, heureusement pour lui, devant plusieurs ter jOQioins à qui il apprit en deux mois son nom et soq embarras. Il les assura qu'il étoit fils de M. G<m.^ baiUi de B...-. ; qu'il étoit né par conséquent dans la religion protestante , et que ne. Payant jamat» abaur donnée , on ne pouvoit le forcer de demeurer dans vxi ^tati^ontraire à ses principes, et qu'il n'avoitemr •brassé <qae par des nécessités defortune. Ses plaintes n'empêchèrent poiatsesgarde&deluifairereprendre le chemin de spn colKvent, ni ses supérieurs de le tenir renfermé dans une étroite piîson. H se trouva {>ariniles ioconnu&doAt il avçit imploré le secours ,
4|iielqu'ua d'assez i^aritaUe pour écrire aubailU de B... 9 qu'il avoU aommé son père ; et celui-ci, qui Tétoil eu effet 9 sentant toute sa tendresse se réveiller pour un fils unique dont il pleùroit l'absence depuis plus de deux ans^ ne perdit *pas un moment poujr le sauver d'un péril que les préjugés de la religion lui faisoieht croire encore plus pressant. Comme il étoît facile de prouver que son fils n'avoit jamais été catholique , et que le jeune homme n'avoit fait aucune abjuration en prenant l'habit religieux , la difficulté n'étoit pas de rompre des engagements illusoires et sans foi;ce y mais seulement de le mettre à couvert dû diâtiment qu'il paroissoit mériter pour avoir proËiné si long-tepupabiea des choses respectables. Cependant, le% puissantes sollicitations du bailli , et les^ ménagements qu'on devoit à l'un des principaux officiers d'une ville étrangère , parurent des raisons a^sez fprtes pour arrêter. la justice. 0|i ' lui rendit son fils, malgré les plaintes de quelques a&élés qui condamnèrent cette indulgence.
Quoique cette aventure n'ait pas fait beaucoup d'éclat , elle a assez piqué la curiosité de plusieuns personnesi, pour leur faire désirer d'^isaaroir toutes les circonstances , et sur-tout par quels motifs un protestant , de l'âge de vingt-deux ou vingt-trois ans ^ a pu se jeter dans un a^e oathoUque^ C'est c^ détail qui rend 1^ rôkiion que l'on va lire fortiotéressante- .
Il y a dix-huit ou vingt aus qu'une dame catho^ liqne de B...., arrêtée depuis la fin de la dernière guerre sur le soupçon d'avoir contribué à la dernière victoire de la France par quelques avis com-^ muniqués k propos, se sauva heureusement de sa prison , et gagna une petite ville de Brabant , où la fatigue et la misère l'obligèrent de recourir à la charité des honnêtes gens. Elle y eût trouvé assez de secours pour passer en France avec moins de peine, si elle n'y eût été retenue par une raison qui ne lui per mettoit pas de s'éloigi^er . Sans parler de ses biens , dont la confiscation étoit déjà certaine, eUe laissoit après elle une fille de sept à huit mois, qui étoit née pepdant le temps même de sa prison , et quelques semaines après la mort de son mari. La tendresse maternelle, jointe à ces deux circonstances^ lui rendoit cet enfant si cher , que dans l'impossi-** bilité de la prendre avec elle en fuyant, elle avoit été sur le point de lui sacrifier sa liberté et peut*étre sa vie ; mais l'espérance que ses amis -prendroient soin d'elle après sa fuite, et qu'en demeurant sur la frontière elle pourroit trouver des facilités pour se la faire apporter, avoit soutenu son courage. £n effet , elle ne s'étoit pas trompée en espérant qu'elle ne demeureroit pas sans secours; mais ce fut le gouverneur de la ville qui eut cette attention luimême, et qui confia son éducation«à quelques personnes d'honneur, avec la condition ordinaire en
Hollande! , de l'instruire dans la religion catholiques^ parce qu'elle y avoit été baptisée.
Gettenouvellej dont la mère trouva moyen d'être informée,' ne servit qu'à lui faire perdre tout-à-fait Fenviedese retirerai France. ËHe résolut d'attendre le temps où sa fille auroit la liberté de disposer d'elle-même , comptant toujours de trouver assez d'occasions de lier commerce avec elle, et de £àr* voriser son évasion lorsque Page lui permettroit d'y penser. Elle supplia les personnes qui l'avoient tou-^ jours secourue , de lui ouvrir quelque voie poiir s'entretenir de son travail^ Tout le monde prenant intérêt à son infortune , on lui menaça une situa-* tion honnête dans un de ces couvents de réKgi^ses. où l'usage est d'avoir quelques^emmes pieuses hors de la clôture, pour le servie^ extérieur de la mait* son. Elle a reçu ^us dé dit-bidt ans dans cette re** traite , avec autant de piété, que d'honneur. ...
Sa fille ne fut pas plutôt sortie de Tenfance , qu'ellelui fit connoitre le lieu de sa' demeure,'. et dans quelle vue elle s'y étoit arrêtée si lon^emps. JL'envie de la rejoindre ne manquoit pointa la jeunei captive ; mais quoique le voyage ne fût point assez long pour l'effrayer , il &lloit des commodités' que personne ne s'offroit à lui procurer* Pendant que l'une et l'autre les cberchoient, il siirviiit un contretemps qui augnienta bes^ucoup la difficulté. Le fils unique du bailli de B...>^ ce même jeune bpmme
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gS AVENTURES .
qui à ouvert id la scèae, vit celte jeuiie persddnqi dans la maison oiVeUeëtcùt élevée. Son destin fut de Faimer après l'avoir vue , et ses soins furent si ardents ^ qu'ils eurent le pouvoir de la toucher. Dès ce moment , elle commença à souhaiter son départ avec moins d'impatience, et même à chercher des prétextes pour le retarder. Son amant ^ dont la prudence ne surpassoit pas l'âge, ise per-| suada peut-*étre qu'il obtiendroit la liberté de l'ér pouser /ou dù-moins il la fiatta si bien de cette es-^ pérance , qu'elle crut sa fortune assurée par l'amour. Elle «n écrivit quelque chose à sa mère ; mais l'expérience du Inonde faisant concevoir à celle-ci Iq danger d'une fille si chère , ellejui défendit absolument .d'entretenir plus long-temps cette pensée y qaelque mérite et quelques richesses qu'elle put trouver dans son amant; et faisant sur-tout valoir . le motif de la refigion , eUé^ lui donna ordre de se hâter delà venir joindre, suivant quelques mesures ^'elle avoit prises pour &dklitei^ son départ. . Le respect let l'obéissance l'emportèrent sur 1'^mour; maison-cmtle sacrifice assez rigoureux pouc se permettre un peu de dédommagement. On crut qu'en abandonnant un amant chéri , il étoit justq^ de lui en marqner^ du-moins quelques regrets , et de ne pas l'exposer aux suites qu'on cra^oit de «on désespoir. En un mot , on lui découvrit l'ordre ^c^uel qu'on ^yoit reçu , et la néoessiié où l'on étoi(
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de le qûUten Lui , sans balancer un moment sur sa réponse, s'engagea aussitôt par les serments lei plus redoutables i la suivre au. bout du monde. Oi| combattit quelque temps cette résolution ; mais l'amour qui l'avoit inspirée aidant bientôt à la (aire approuver , les deux amants convinrent enfin de partir ensemble, et d'aUer droit k N..., où étoit la mère , et où ils se flattèrent qu'à force d'instances et de soins ils obtiendroient tôt- ou tard son coiûen*tement pour le mariage.
Us n'avoient que deux petites journées dé cbe*^ min , et leurs mesures furent prises avec tant dç précautions, qu'étant arrivés le soir à la frontière, ils se crurent tout-à-fait hors du péril. Mais il eu restoit un qu'ils n'avoient pas prévu , et qu'ils n'é* vitèrent pas si faeurelusement. Deux amants de cet âge, seuls, libres, sûrs du cœur l'un de l'autre, ne passèrent point ensemble tant d'heures précieuses ^ ne se virent, ne s'entretinrent pas continuellement ^ sans sentir leur vertu exposée à d'étranges épreuvesi La modestie défend une fiHe^ mais un jeune hotUtne capable d'avoir abandonné si brusquement la mai--r son de son père , devoit être extrêmement téméraire et entreprenant. Ausssi ne laissa-t-^il {fouit échapper l'occasion. Il représenta à sa maitresse qu'ayant à craindre mille obstacles de la part de sa mère, c'étoit la seule voie certaine de les prévenir, et tout <;e que l'amour fait dire avec le même succès^
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dans les mêmes occasions. On partit le lendemain ^ fort content de la coi^fiahce qu'on avoit eue Vun pour l'autre, et l'on arriva enfin à N..., après avoir réglé de concert la conduite que l'on y devoit tenir. Celle de la demoiselle fut ânkple. £lle fit à sa inère une relation imaginaire des aventures de son voyagé, et sa.figure lui servant de recommandation, elle obtint facilement de vivre dans le inéme pouvent, jusqu'à ce qu'il plûl^ au cid dé lui ouvrir d'autres voies de fortune.. Le jeune homme , suivant lés mesures* qu'il avoit prises avec ellé^ se logea dans la ville , sous prétexte d'être venu pour faire ses études de philosophie , et trouva bientôt l'occadon de se lier avec le directeur du couvent» C'étoit un C..., religieux d'une maison qui est à quelque distance de la ville, et qui oécupoit, selon l'usage , un appartement commode diez les religieuses. L'air civil et ingénu du nouvel écolier, ses avances d'esdnoe, et la* dépense honnête qu'il s'étoit mis en état de faire par quelques sommés qu'il n'a- Toit pas manqué de voler à son père, disposèrent ei bien le directeur à l'aimer, que rien ne pouvoit être plus favorable pour son dessein. Il ne tarda point, avec une protection aussi sure, à lier connoisaanceàveclamèredesa maîtresse. Rien ti'étant sus-, pect de la main qui le présentoit , il vécut libres ment dans là partie de la maison qui étoît hors de la olature, avec.Isc satisfaction d'y être sans cesse au<>
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près de ce qu'il aimoit. Cette liberté devînt la cause de tons ses malheurs; car taudis, que sa passioi> n'étoit combattue par aucun obstacle, il oublia que mille raisons dévoient le faire penser , du-moins pour rintërétde sa maîtresse , à solliciter le consentement de sa mère pour leur mariage. La différence de sa religion qu'il s'efforcoit de déguiser, parce qu'il prévoyoit les difficultés qu'elle pouvoit faire naître , et Péspérance que l'âge et les infirnoiités de la vieille- dame lui donnoient continuellement de se voir bientôt libre par sa mort, sont les seules rusons qu'il apporta depuis pour justifier son im«^ prudence. Mais l'effet en devint irréparable. &x mois ne se passèrent point sans quelques marques d'une passion qu'ir sadsfaisoit sans ménagement,- Toutes sortes de précautions furent employées pour les tenir secrètes, et l'on se flatta même qu'il seroit aisé d'en imposer jusqu'à la Sh- à une mèr^ vieille et dévote , et â qudques autres femmes ausâ cré* dules , qui étoient encore fort Soignées de former les moindres soupçons. L'amant s'assura par s^ libéralités une maisonparticulière, à peu de dil^tanc^ du couvent, où il s'imagina plus foUement ienoore que sa maîtresse n'auroit besoin qiie de quelques heures pour se délivrer de son Ëtrdéau. £lle devoit j wivant son projet , regagner ensuite sa demeure^ et fi^dre une maladie pour <»>uvrir ce qui pour*roit lu^ rester de pâleur et de foiblesse» Le jour &^
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^al arriva. Tout fut conduit assez heureusement jns^ qu'au moment des grandes douleurs. Mais , soit par l'ignorance des femmes qui s'^mplpyoient à la sercourir y soit par des causes naturelles , Topératioa devint si difficile et si dangereuse , que ne voyant plus d'autre ressource que le secours de la mère y les deux amants reconnurent eux-mêmes qu'il étoU nécessaire de la faire avertir.
• Elle vint, sains être en'oorQ assee êcJaircie pour se défier de U vérité. Quel spectacle pour une femme accoutumée deptus près de vingt ans aux exerciçea d'une vie dévote, et qui n*y croyoit pas sa fille moins attachée qu'éltermême ! Cependant aussitôt qu'elle eut eons^déré le danger , elle remit les reproches h des temps plus tranquilles y. et elle apporta tous ses^ soins à la soulager. Le péril croissant, elle fit appeler le père directeur , qui ne fut pas moins sur-r pris d'une seène èi peu attendue. Sur l'aveu que le }euné homme fît^ d'être l'auteur du désordre, i} fut marié sur-le-champ avec son amante , et la mort qad sembloit n'attendre' que ce moment, la délivra {Mresqu'aussitot de ses douleurs et de sa honte.
Le désespoir du jeune amant répondit à l'ardeur d'une passion si constante. Ses regrets furent si vifs et si. tendres^ que lâ mère même y fut sensible; et Jui pardonnajit des faittes dcmt il n'étoit que trop ^ puni^ elle crut Jui. devoir^ comme à ^on gendre^ ujae pdftie deiaiendress^ tju'elle avoit eue pour sa
fille. Quoiqu'elle eut besoin elle-inéme d'être con-* solée, elle tourna toute son attention sur lui, sans \ le qmtter un moment. Ses soins et ceux du directeur calmèrent ainsi la première violence de ses trans* porté; mais cette assistance auroit paru intéressée, 9i elle eût pu prévoir qu'dle alloit recevoir de lui les mêmes secours. Elle étoit menacée d?un coup dont elle se consola moins facilement , et qui fit rouvrir le tombeau pour elle , huit jours après qu'il fiit fermé pour sa fille.
Le secret ne put être gardé si fidèlement parmi les confidents de cette aventure , que le soupçon du-moinsne s'en répandît jusqu'aux religieuses , et la délicatesse de leur vertu s'alarmant de tout eequi pouvoit la blesser, elles fi«;ent déclarer sur^le-chàhnt^
au jeune homme et à la malheureuse mère , que la bienséance ne permeftoit plus qu'ils remissent le pied au couvent. Un ordre si rigoureux , qui scmbloit supposer que^ cette pauvre dame avoit et^ part k là faute de sa fille, acheva de vaincre. le ^^ d^ constance que hii laissoient sa douleur présenté é| ses infirmités habituélles:'Élle toniba dànsde^Fongs évanouissement^ 'qtii tournèrent en épUepsie^^av^ des convulsions $i terribles que' les spectateurs en ëtoient effrayés. Ce fat" à cette épreuve qrfon rer connût la drôitutë du jèâ^b botnme et fexddlleûct ^e son caractère. Il eut b force de suspendre seft propres pey^è^; etii^épargnant^pas'plustei>our5<!
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que ses soioa , il fit pour $a belle-n>èpé tôm ce qu'elle pouvoit attendre du fils le pluc^ veftueux et du meilleur naturel» Etant mprteenfindan&un aceèft redoublé de son mal ^ il lui rendit honorablemenl les derniers devoirs , et il ne recomnoiença à sentir ses propres maux , que lorsqu'il la^ vit^poiir jaiodift dâiyrée des siens^' » " . * -î
. Ses dépenses sans luetsure ^^t les efforts qu'il avoû faits.pour surmonter tant de peines, ruinèrent éga*? lement sa santé et sa bourse. Il se trouva dana uo^ situation à laquelle il auroit succombé k son tour^ si le directeur ] qui çonservoit tou^ours^ pour jui Isf ioé,me tendresse , ne lui eût rendu .des sery ioes qu'i( p'étoit pas même en état djÇ demander. Il le fit transe porter à sou couvent, qpi étoit situé ^ comme J9 l'ai remarqué, à quelqued^tanee de la viUe. Sa re^ ci3punandatioQ disposa hs^ religieux, à le recevoir e% k le tiraiter av^;t30t de charité et de douceui;^ qu'eu rétabli^nf , peu-^*peu ses forces, ils lui in-* fpirèreut du goû^ poui: leur manière de vivre et pour leur dem^re^ La j^ite a fait voir quç sa tri^ tesse atoit [dus de part à ce sentiment, que le^idées ^ couversipi]! qu'on -jhij suppospit. D^ailleurs, ou conçoit hîe^ qu'avec le^ préjugés que la plupart des projtest^Bts ont contre!^; sociétés religieuses, il ne< se peut guères qu'il ait.jf^|pais> p^r^. sérieusement k .prendre un état dp^uti il n;e , conuoisspit encore que l^ usagi^ (ÇMéiieurSt . Aus^ çonfess^-iji . Jiuî-ipa4m«
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qu'avec le poids d'un mortel chagrin qui ne lui faisoit trouver de goût que d&ns la splitode , et qui lui auroit rendu le comnierce du mondeinsupportable, la curiosité de s'édaircir sur ce qu'il avoit mille fois entendu dire au désavantage des couvents, le porta à deniander l'habit de l'ordre;, ^pp^r. apprQS>ndir les principes et la eonduite de ceux avec qui il alloit vivre. N'y ayant^rien aperça ^et de réglé et d'édifiant pendant l'année d'éprei^ve, il s'imagina encore qu'une certaine prudence les obligeoit de garder des mesures jusqu'au dernier engagement, et que la défiance cessant aprèé les; vbeiix , il apptiendroil! iJors tout ce qu'il. soufaaitoit de sBcicav. Il les pro* Bpnça dans .eelie^ivuë. Mais ne s'étant aperçu d'au*-* Ciua cbajogemeni , et les exercices céguliers coni*' inençant d'autant plus à le. gêner, que le temps avoit emporté sa tristesse , et toutes Jjes idées d'infortune q!l^l«^ s^v.oieQt fait goûter. 1% tetraite , il. se lassa bientôl d|i }^tig, et il^^borebat^ pour le secouer en tiièrement , l'ooeasiôn qu'il trouva m: ;e&t. . .
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