‹ Œuvres choisies du Chanoine Christophe SchmidChapitre 76 sur 107 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Éducation de Dolor.

Ainsi que l'on voit quelquefois du milieu des broussailles et des herbes sauvages s'élever une belle fleur, de même l'enfant de Geneviève se développait et brillait d'une beauté angélique au milieu de cette profonde solitude. Ce cher enfant avait beaucoup grandi, c'était un petit garçon d'une merveilleuse beauté, et il pouvait déjà courir. Elle l'habilla de la jolie peau d'un jeune chevreuil qu'elle avait arraché un jour à la rapacité d'un renard. Quoique le jeune garçon ne vécût que d'herbes et déracines, de lait et d'eau, il était néanmoins tout brillant de santé. Peu à peu son intelligence se développait : il commençait à connaître l'usage de ses sens, à distinguer les objets autour de lui , à comprendre les paroles et à les répéter.

Geneviève , qui depuis si longtemps n'avait entendu aucune voix humaine, éprouva un plaisir extrême lorsque son enfant prononça quelques mots intelligibles, surtout lorsqu'il répéta le doux nom

de maman : ce fut au commencement de Tfaiver. Depuis cet instant , elle passait des heures entières à lui parler ; elle lui apprit à nommer tous les objets qu'on pouvait voir dans la caverne et dans la petite vallée , depuis le soleil jusqu'au petit caillou , depuis le sapin élevé jusqu'au moindre brin de mousse ; et bientôt ils purent lier de petites conversations sur ces objets. Les premiers développements de Fintelligence , ainsi que les premiers sentiments d'amour filial qu'elle remarqua en lui, lui causèrent une joie inexprimable, et , chaque jour lui apportant de semblables plaisirs , elle passa de délicieux moments au milieu des plus grandes rigueurs de l'hiver.

Vers la fin de cette saison , l'enfant tomba malade , et fut assez longtemps sans pouvoir sortir de la caverne. Mais dès les premiers jours du printemps il se rétablit, et recommença à fleurir comme une rose. Alors, par une belle matinée, Geneviève le conduisit dans un petit vallon émaillé de fleurs. La magnificence du printemps , que le petit garçon voyait pour la première fois depuis que son intelligence s'était ouverte, fit sur lui la plus vive impression; frappé d'admiration, il s'arrêta soudain, ouvrit de grands yeux, considéra tout ce qui 1 entourait, et s'écria : « Maman, qu'est-ce que c'est donc que cela? tout est changé, tout est beaucoup plus beau qu'auparavant. Cette vallée était toute blanche de neige , aujourd'hui elle est d'un si beau ^ vert, que les sapins paraissent noirs; les buissons et les arbres , naguère tout dépouillés , ayant à peine par-ci par-là quelques feuilles jaunâtres, sont à présent couverts de petites feuilles délicates et vertes. VA

le soleil ! comme il brille , comme il me réchatiSe ! Et le ciel ! comme il est d'un beau bleu ! Regarde donc là-bas , par terre , que de milliers de petites choses si admirables et si jolies ! Oh ! vois donc, maman : il y en a de jaunes , de bleues , de blanches ! Ah ! que c'est joli , çà !

— Mon cher enfant, ces petites choses sont des fleurs, répondit Geneviève; je vais t'en cueillir quelques-unes. Tiens, celles-ci s'appellent des marguerites ; vois-tu conmie le milieu en est d'un beau jaune, et quelles jolies pointes purpurines ont les petites feuilles blanches dont elles sont entourées? Ces autres-là sont des primevères; va les sentir un peu. Cette petite bleue que voici est une violette ; elle a une odeur encore plus agréable. Tiens, prendsles, je te les donne toutes; et puis tu peux en cueillir tant que cela te fera plaisir. » L'enfant en cueillit un si grand nombre , qu'il ne pouvait plus les tenir dans ses deux petites mains.

Geneviève le conduisit ensuite dans un bouquet de verdure, au bout de ce petit vallon. « Écoute, mon petit ami , lui dit - elle , n'entends - tu rien ? » L'enfant prêta l'oreille , et , pour la première fois depuis qu'il avait l'usage de la raison , il entendit le ramage diversifié des oiseaux, qui, n'étant in* quiétés par personne , séjournaient dans ce lieu solitaire en nombre considérable. « Eh! s'écria-t-il plein de curiosité, quels jolis sons! Dans toutes les branches et sous les buissons des centaines de jolies voix se font entendre à la fois. Allons voir ce que c'est; viens, maman, viens! »

Geneviève s'assit sur un roc couvert de mousse et ombragé par un groupe de jeunes hêtres ; puis

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elle assit Tenfant sur ses genoux, et, ainsi qu^elle Tavait déjà fait souvent en hiver et aux premiers jours du printemps , elle jeta devant elle quelques poignées de graines de plantes sauvages. Aussitôt on vit s'abattre une multitude d'oiseaux, attirés par cet appât : Tagréable rouge -gorge, le serin vert, la linotte aux belles couleurs purpurines, le gai chardonneret , tous vinrent péle-méle ramasser diligemment les graines. « Vois-tu? lui dit la mère, ce sont ces oiseaux-là qui chantent si bien. »

L'enfant était ravi de joie. « 0 petits êtres charmants, c'est donc vous qui chantez ^i joliment! Ah ! certes , vous savez bien mieux chanter que les corbeaux qui pendant l'hiver croassent si tristement, et vous êtes aussi beaucoup plus beaux qu'eux. Hais, dis -moi donc, maman, reprit -il, d'où vient qu'aujourd'hui tout est si beauf D'où viennent donc toutes ces belles choses? Car ce n'est pas toi qui as pu orner ce vallon d'une ma^ bière si admirable pendant que j'étais malade; j'ai bien vu que tu ne m'as pas quitté un instant, et d'ailleurs je ne pense pas que tu sois assez habile.

— Cher enfant , répondit la mère , je t'ai déjà parlé de notre père céleste , le bon Dieu , qui a créé le soleil , la lune , les étoiles : eh bien , vois-tu , c*est lui aussi qui a fait tout cela, afin que nous puissions nous bien réjouir.

— 0 l'aimable bon Dieu , dit le petit , il est donc bien bon et bien habile ! » Geneviève sourit de cette saillie enfantine. Sans doute, se dit- elle en ellemême , en le serrant dans ses bras et le caressant , maint enfant plus âgé que toi , en t'entendant parler ainsi, te nommerait ignorant et se moquerait de

toi ; mais alors il aurait oublié qu'il fut un temps où lui-même ne parlait pas autrement, et que, comme tous les hommes, il n'a acquis que peu à peu la faculté de raisonner juste. »

Le lendemain, Dolor la réveilla de très-bomoe heure, et lui dit : « Maman, lève-toi, je t'en prie, et allons voir ce que le bon Dieu a fait encore de nouveau. * Geneviève lui sourit avec tendresse, el le conduisit h une petite place verte entre les rochers, où le soleil, plus ardent, rendait la végétation plus précoce , et où elle avait déjà remarqué quelques fraisiers en fleur; plusieurs fraises étaient déjà mûres et plus rouges que Técarlate. « Sonl-ce là aussi des fleurs? demanda le petit.

— Non , répondit Geneviève, ce sont des fraises. » Elle se baissa, en cueillit quelques-unes des plus belles, et dit : « Ouvre la bouche et goûte-les. » Le petit les mangea, posa la main sur son estomac et dit : « Oh ! que c'est bon ! En puis-je cueillir encore d'autres?

— Oui , dit la mère , mais seulement de celles qui sont bien rouges, a

Alors l'enfant étendit ses petites mains, et se mit à cueillir et à manger. « Oh ! que Dieu est bon, ditil, de nous donner de si bonnes choses !

— Ne songes-tu pas à l'en remercier? » demanda Geneviève. L'enfant, levant ses regards brillants vers k belle voûte azurée, baisa sa petite main, envoya un baiser vers le ciel , et cria de toute la force de sa voix: « Merci, bon Dieu, des bonnes fraises que vous m'avez données, m Ensuite il dit à sa mère : « Mais le bon Dieu a-t-il bien entendu? Geneviève , pressant l'aimable enfant sur son cœur,

répoodit en souriant : « Oui, certes, quand même tu n'eusses fait que penser sans prononcer un mot, il l'aurait su tout aussi bien. Dieu voit , entend et sait tout. »

A compter de ce moment , Dolor voulut voir tous les jours de nouvelles choses que le bon Dieu avait faites. Cependant Geneviève lui dit : « Il faut toimême chercher bien soigneusement, ensuite tu me raconteras tout ce que tu auras découvert. Vois, tout près d'ici, à Fombre de ce grand rocher, du côté du nord, où la neige ne s'est fondue que depuis peu de jours , il y a des buissons couverts d'épines noires et piquantes , on les nomme prunelliers. Regarde , tu y vois une foule de petites boules vertes et blanches : on les nomme des boutons. A présent, viens là , en face du côté du midi , il y a d'autres buissons avec de toutes petites épines, c'est de l'aubépine ; tu y distingues aussi de petits boutons allongés. Et là -haut tu aperçois deux grands arbres, un pommier et un poirier sauvages : examine -les bien ; tu n'y trouveras encore rien autre chose que les boutons verts dont toutes les branches sont remplies. Actuellement fais bien attention tous les jours aux changements qui s'y opéreront, et raconte-les- ' moi ensuite. »

La nuit suivante il tomba une pluie tiède , pluie de printemps, qui fit pousser les feuilles et les fleurs. Dolor accourut plein de joie vers sa mère , en s'écriant : « Maman , les petites boules vertes sur le buisson de prunelliers sont toutes devenues de jolies petites ^eurs blanches comme la neige, fit Vautre buisson d'épines est aujourd'hui tout plein de petites feuilles d'un vert tendre. Et les arbres

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sont aussi tout pleins de fleurs blanches et rouges , Oh! quel plaisir! Oh! que le bon Dieu est bon! Viens donc, maman , viens voir. » Geneviève y alla. « Vois-tu , dit-il , je gage que ce buisson d'aubépine aussi aura de jolies fleurs rouges , mais elles ne sont pas encore développées. Vois-tu , le rouge perce seulement un peu hors des petits boutons: peut-être le bon Dieu n'a pas eu le temps de finir tant d'ouvrage cette nuit ?

— Mon enfant , reprit Geneviève , tout cda n'a coûté aucune peine à Dieu; il pourrait l'achever dans une minute, car il est tout- puissant.

— Hais dis- moi, continua l'enfant, comment le bon Dieu a-t il pu faire cela pendant la nuit , et sans lumière? » Geneviève répondit que Dieu voit tout aussi clair la nuit que le jour, et Dolor en fut tout étonné.

Un matin, Dolor accourut plein de joie et s'écria : « Maman, je viens de trouver encore quelque chose de bien beau; » et il la conduisit auprès d'un buis* son d'aubépine. « Regarde donc, dit-il; ne vois-tu rien dans l'épaisseur de ce buisson?

— C'est un nid d'oiseau , répondit Geneviève , un nid de Unotte; comme nous avons une caverne, les petits oiseaux ont des nids. Vois -tu, l'oiseau est dedans, il nous regarde avec confiance... A présent le voilà qui s'envole ; examine son nid , mais prends garde de te piquer aux épines. Vois, en dehors il est tressé de brins d'herbe sèche et jaunâtre; en dedans il est artistement tapissé avec de la mousse et de petits poils bruns. Regarde bien, dit -elle en élevant l'enfant.

— Oh ! que c'est joli I s'écria-t-^l ; mais qu'est-ce

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donc que ces cinq petites boules si claires que je vois dans le nid?

-=- Ce sont des œufs, répondit Geneviève; ils sont couleur vert tendre, avec de petites raies rouges.

— Qu'est-ce donc que Toiseau fait de ces œufs? demanda Tenfant.

— Tu le verras bien , répondit Geneviève ; tu n'as qu'à venir les observer tous les jours assidûment ; mais il ne faudra jamais les toucher. »

Plusieurs jours après , Dolor, accompagné de sa mère, alla de nouveau visiter le nid. A la place des œufs il trouva de jeunes oiseaux. « Regarde, dit Geneviève, comme ils sont encore petits et délicats. Us ne voient pas encore, et n'ont point de plumes; ils ne peuvent ni s'envoler, ni même sortir de leur nid.

-^ Les charmantes petites créatures ! s'écria l'enfant... Dis -moi, maman, est -ce qu'ils ne risquent pas ainsi de périr de froid et de faim?

— Non , cher enfant , répondit Geneviève : le bon Dieu a déjà eu soin de les en garantir. L'intérieur du nid est tapissé d'une doublure moUe et serrée de poils fins , afin que les jeunes oiseaux y soient couchés mollement et chaudement ; il est de forme ronde, afin qu'ils ne puissent se heurter nulle part ni se faire de mal. Cet admirable nid, c'est le vieil oiseau lui-même qui l'a construit : n'est-ce pas qu'il est bien fait? nous ne serions pas capables d'en faire un pareil. C'est le bon Dieu qui a enseigné cet art au père et à la mère des petits oiseaux, uniquement par sollicitude pour leurs pauvres petits. L'épais feuillage au milieu duquel le nid est placé lui

procure en ce moment, où le soleil est brûlant^ un agréable ombrage, et en même temps ils y sont abrités s'il tombe de la pluie. La nuit, le matin, le soir, à peine Tair se rafraîchit -il, vite la mère de ces petits oiseaux arrive; elle va se placer sur eux, les ailes étendues , afin de les couvrir et de les garantir du froid. Les épines mêmes dont ce buisson est hérissé n'y sont pas pour rien. Les méchants et voraces corbeaux viendraient manger les pauvres petits , mais les épines les en empêchent , car elles les piqueraient s'ils voulaient pénétrer jusqu'au nid; tandis que la mère de ces petits, étant trèspetite elle «même, se glisse facilement entre les épines sans se blesser. Vois-tu bien, mon cher enfant, que toutes les choses dans la nature, sans en excepter les épines, prouvent la bonté et la sollicitude de Dieu. »

Geneviève parlait encore quand la mère des petits oiseaux arriva voltigeant au-dessus du buisson, y pénétra et vint se poser sur le bord du nid. Aussitôt tous les petits levèrent la tête en gazouillant, ouvrirent le bec, et la mère leur donna à manger. A cette vue, Dolor fut enchanté. « Que c'est donc joli ! que c'est donc beau ! s'écria-t-il en bondissant de joie.

— Les petits oiseaux, reprit Geneviève, n'étant pas encore en état d'aller chercher leur nourriture, la mère la leur apporte; les graines seraient encore trop dures pour eux , la mère les broie , les amollit dans son gosier avant de les leur donner. N'est-ce pas là un admirable arrangement de Dieu? Avec quelle prévoyance Dieu a songé à toutes ses créatures, même aux moindres oiseaux! Il a pour nous

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une égale sollicitude. Oui , cher enfant , il a jusqu^à ce moment veillé sur toi , il continuera de te protéger.

— Oui , oui , dit l'enfant , il a eu soin de moi , Faimable bon Dieu; il Va donnée à moi^ chère maman; je t'aimes bien , et je suis sûr que tu m'aimes beaucoup plus que cet oiseau n'aime ses petits; sans toi ^ il y a longtemps que j'aurais péri. » En parlant ainsi , l'aimable enfant se jeta au cou de sa mère.

Depuis , Dolor eut chaque jour quelque chose de nouveau à raconter, à montrer ou à rapporter à sa mère. Car comme celle-ci ne s'occupait uniquement que de lui, et qu'il n'avait aucun camarade d'enfance qui pût gâter son heureux naturel , ni aucun joujou puéril pour le distraire , il en résultait que son intelligence se développait plus rapidement. Il aimait sa mère jusqu'à l'adoration, et chaque merveille de la nature faisait la plus vive impression sur son cœur innocent. Tous les matins il apportait à sa maman un bouquet des plus belles fleurs, et remplissait journellement les jolies petites corbeilles qu'il avait tressées avec du jonc , des plus belles fraises et des myrtilles qu'il pouvait trouver; plus tard il les lui apportait pleines de framboises ou de mûres sauvages. Il ornait l'aride caverne avec des escargots, des coquillages et de brillants cailloux; ce qui, avec le temps, donna à cette grotte un aspect beaucoup plus agréable. Chaque jour, l'enfant contait à sa mère comment grandissaient les petites boules vertes du buisson de prunelliers, et les petites boules ovales de l'aubépine qui avaient succédé aux roses sauvages , et aussi comment les

petits oiseaux du nid se fortifiaient de plus en plus , et avaient déjà de petites plumes , jusqu'à ce que le prunellier se couvrit enfin de fruits d'un noir brillant, et l'aubépine de fruits d'un beau rouge écarlate, et que les petits oiseaux se furent tous envolés.

La première fois qu'il vit la beUe et briUante étoile du matin ; la première fois qu'il vit à travers les branches des sombres sapins un beau soleil couchant; la première fois qu'il aperçut l'arc- en- cid, chacune de ces merveilles l'étonna, et toujours il courait chercher sa mère pour qu'elle vînt avec lui voir et admirer. Us remerciaient ensemble le Tout- Puissant d'avoir créé tant de belles choses. De cette manière , il causa mille jouissances à sa mère. En voyant l'amabilité de son enfant, Geneviève versait des larmes de joie, et disait : « 0 Dieu, c'est ainsi qu'un cœur innocent sait trouver un paradis même dans le désert, et une âme qui vous aime et vous possède se crée un bonheur céleste au milieu des infortunes et des souffrances. »

La soigneuse mère n'avait eu garde d'oublier d'avertir son enfant du danger des plantes vénéneuses qui abondaient dans ces contrées sauvages ; elle lui montrait la nofre et brillante belladone , les baies rouges du garou, la pomme épineuse aux belles couleurs vert brun, les racines blanchâtres de la ciguë, et l'agaric ou champignon des mouches , dont la surface est comme parsemée de petites perles blanches. « Garde-toi bien de rien manger de tout cela, lui dit-elle , ne mange rien avant de me le montrer; sinon tu deviendrais malade, très -malade. » La bonne mère Tavertissait même des dangers de la désobéissance , de l'obstination , des caprices , de la

gourmandise et des autres défauts de Fenfance. « Ces défauts, disait -elle, sont encore plus pernicieux que les plantes vénéneuses. Hélas! le péché ne ressemble que trop souvent à ces baies rouges et séductrices, qui flattent les yeux, mais dont T usage est mortel. Oui , souvent le mal attire nos regards et flatte nos sens plus que le bien ; c'est ainsi que le champignon des mouches, qui est un poison, a de bien plus belles couleurs que le simple et utile champignon gris, qui crott à côté de lui. »

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