ACTE 1, SCÈNE XV Z
DORAMTB.
Ne me laissez point dans l'incertitude où je suis, madame.
Eh! mais ecd; je tâcherai que Tousreutiez; Je tâcherai.
DORANTE
Vous m'ordonnez donc de vous rendra compte de l'afEaire en question?
ARAMINTB.
Attendons : si j'allais épçuser le comte, vousauriez pris uoe peine inutile.
DORANTE
Je croyais avoir entendu dire k madame qu'elle n'avait point de penchant pour lui.
ARAMINTE
Pas emcoTe.
DORANTS.
Et, d'ailleurs, votre situation est si tran-^ quille et si douce !
ARAMINTE, à part»
Je n'ai pas le courage de l'affliger... Eh bien, oui-dà; examinez toiyours, examinez» J*ai des papiers dans mon cabinet, Je vais les chercher. Vous viendrez les prendre, et je vous les donnerai,. (En fttn allant.) Je n'oseiai» presque le regarder.
ICÉNE XYI
DORANTE, BVBOlS,venant d'un air mystérieux, et comme passant,
DUBOIS
Marthon vous cherche pour vous montrer 1 appartement qu'on vous destine. Lubin est allé boire; j'ai dit que j'allais vous avertir. Comment vous traite-t-on ?
DORANTE
Qu'elle est aimable ! Je suis enchanté. IM j^uelle façon a-t-elle reça ce que tu lui as
DUBOIS, comme en fuyant.
Elle opine tout doucement à vous garder par compassion ; elle espère vous guérir par l'nabitude de la voir.
DORANTE, charmé»
Sincèrement?
DUBOIS
Elle n'en réchappera point; c'est autant d»
pris. Je m'en retourne.
DORANTE
Reste, au contraire ; ie crois que voici Marthon. Dis -lui que madame m'attend pour me remettre des papiers, et que j'irai la trou* ver dès que je les aurai.
DUBOIS
Partez; aussi bien al-je un petit avis à donneraMarthon.il est bo*^ de jeter dans