‹ Œuvres choisiesChapitre 32 sur 68 · ACTE n, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE X

MADAME ARGANTE

Oui, oui, c'est monsieur. A quoi bon voua en défendre? Dans les termes où vous en êtes avec ma fille, ce n'est pas là un si grand crime : tdlons, convenez-en.

LE COMTE, froidement.

Non, madame, ce n'est point moi, sur mon honneur : je ne connais pas ce M. Rémi; comment aurait-on dit chez lui qu'on aurait de mes nouvelles iciî Cela ne se peut pas.

MADAME ARGANTE, (tun air pensif.

Je ne faisais pas attention à cette circonstance.

ARAMINTB.

Bon! qu'est-ce que c'est qu'une circonstance ; , de plus ou de momsî Je n'en rah^ts rien. Quoi "^ qu'a en soit, je le garde ; personne ne l'aura. Mais quel oruit entendons-nous? Voyez ce que c'est, Marthon.

SGÉKB I

ARAMINTB, LE COBITB, Madame ARGANTE, MARTHON, DUBOIS, LUBIN.

LUBiN, en entrant, à Dubois, Tu es un plaisant magot ! ^ '^

MARTHON.

A qui en avez-vous donc, vous autres?

DUBOIS

Si Je disais un mot, ton maître sortirait bien vite.

02 LES FAUSSES CONFbENCEB

Toi? Nous nous soucions de toi et de toute ta lace de canailles comme de cela.

DUBOIS

Comme je te bfttonnerais, saos le respect de madamioi

LUBIN

Arriye, arrive ! la voilà madame.

ARAMINTB.

Quel sujet avez-vous donc de quereller? de quoi s'agit-il?

MADAME ARGANTE

Approchez, Dubois. Apprenez-nous ce que c'est que ce mot que vous diriez contre Dorante; il serait bon de savoir ce que c*est.

LUBIN

Prononce donc ce mot.

ABAMINTE.

Tais-toi, laisse-le parler.

DUBOIS

Il y a une heure qu'il me dit mille invectives, madame.

LUBIN

Je soutiens les intérêts de mon maître, je tire des gages pour cela, et je ne soufCmai pas qu'un ostrogoth menace mon maître d'un mot : j'en demande justice à. miadame.

MADAME ARQANTE.

MaiSf encore une fois, sachons ce que veut di£^ Dubois par ce mot : c'est le p!qs presse.

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