ACT6 II, SCÈKE XV
ARàMiNXS, à part
n faut le Dçuaaer à ^aout . (Haut.) Montrezmoi ce portrait.
DORANTB.
Daignez m'en dispenser, madame: quoique mon amour soit sans espérance. Je n'en dois pas moins un secret inyiolaole à Vobjet aimé.
ARAMINTB.
Il m'en est tombé un par hasard entre les mains : on l'a trouvé ici. {Montrant la boîte,) Voyez si ce ne serait pomt celui dont il s'agit?
nORANTR.
Gela ne se peut pas.
ARAMINTB^ ouvrofit la boite.
Xi est vr^i que la chose serait assez extraordinaire : examinez.
DORANTE
Âh ! madame, songez que faurais perdu «aille fois la vie, avant que d avouer ce qua le hasard vous découvre. Comment pourraije expier...?
(// se jette à genoux,)
A&AMINTE
Dorante, je ne me f&cherai point. Votre égarement me fait pitié. Revenez-en, je vous le pardonne.
MABTHON parait^ et s'enfuit.
Ah!
{Dorante se lève vite,)
ABAMIMTB.
Ah! âeli c'est Marthon ! Elle tous a lOi.
60 LES FAUSSES CONFIDENCEI
DORANTB, feignant dtétrt déconcerié.
Non, madame, non : je ne crois pas. EUa n'est point entrée.
ARAMINTB.
EHo vous a Yu, vous dis-je ! laissez-moi, allez-vous-en : vous m*ôtes insupportable.
Rendez-moi ma lettre. {Quand il est parti,) Voilà pourtant ce que c'est que de ravoir gardé I
SGiNI ITI
ARAMINTB, DUBOIS.
DUBOIS
Dorante s'est déclaré, madame; et est-U nécessaire que je lui parle?
ARAMINTB.
Non, il ne m'a tien dit. Je n'ai rien vu d'approchant à ce que tu m'as conté; et qu'il n'ea soit plus question, ne t'en môle plus.
{EUe sort.)
DUBOIS
Voici l'affaire dans sa crise.
SClHI ITII