‹ Œuvres choisiesChapitre 46 sur 68 · ACTE ni, SCÈNE H · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE H

de sang-froid. Partez; d'autant plus que voilà Marthon qui Tient à propos, et que je vais t&cher d'amuser, en attendant que voua envoyiez Lubln.

SCÉNK II ^C''^

DUBOIS, MARTHON.

MARTHON, cTun fitr triste.

Je te cherchais.

DUBOIS

Qu'y a-t-il pour votre service, mademoiselle?

MARTBON.

Tu me l'avais hien dit, Dubois.

DUBOIS

Quoi donc? Jt) ne me souviens plus de co que c'eac.

MARTHON.

Que cet intendant osait lever les yeux sur madame.

DUBOIS

Âhl oui; vous parlez de ce regard que je lui vis jeter sur elle? Oh! jamais je ne l'ai oublié. Cette œillade-là ne valait rien. Il y avait quelque chose dedans qui n'était pas dans 1 ordre.

MARTHON.

Ah çà, Dubois, il s'agit de faire sortir cet homme-d.

DUBOIS

Pardi ! tant qu'on voudra : je ne m'y épargne pas. J'ai déjà dit à madame qu'on m'avait assuré qu'il n'entendait pas les affaires.

Sft LES lAUSSES CONFIBBNCES

MiiRTHON.

Mais est-ce là tout ce que ta sais de luit Cest de la part de madame Argante et de M. le comte que je te parle^ et nous avonS' peur que tu n'aies pas tout dit à madame, ou qu'elle ne cache ce que c'est. Ne nous déguise rien, tu n'en seras pas fftchô.

DUBOIS

Ma foi, je ne sais que sou insufûsanoe, dont J'ai instruit madame.

MARTHON.

Ne dissimule point.

DUBOIS

Moi, un dissimulé? moi? garder un secret!

Vous avez bien trouvé votre homme. En fait de discrétion, je mériterais d'être femme. Je TOUS demande pardon de la comparaison; mais c'est pour vous mettre l'esprit en repos.

MARTHON.

Il est certain qu'il aime madame.

DUBOIS

Il n'en faut point douter : je lui ai même dit ma pensée, à elle.

MARTHON.

Bt qu'a-t-elle répondu?

DUBOIS

Que j'étais un sot. Elle est si prévezme.<*

Prévenue à un point que je n'oserais le dire» Dubois.

DUBOIS

Oh I le diable n'y perd rien, ni moi non plus; cajr je vous entends.

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