ACTE m, scfcNB m
MÀBTHON.
Ta ES la mine d*en savoir plus que moi làdessus.
DUBOIS
Oh I point du tout, Je vous Jure. Mais» à propos, il vient tout àljieure d'appeler Lubin pour lui donner une lettre : si nous pouvions la saisir, peut-être en saurions-nous davantage.
MARTHON.
Une lettre! oui-dàl ne négligeons rien. Je vais, de ce pas, parler à Luoin, 8*11 n'est pas encore parti.
DUBOIS
Vous n'irez pas loin, je crois qu'il vient.
SCÈRI III
DUBOIS, MARTHON, LUBIN.
LUBIN, voyant Dubois, Ah! te voilà donc, mal bâti?
DUBOIS
Tenez : n'est-ce pas là une belle figure, pour se moquer de la mienne?
MABTHON.
Que veux'to, Lubin?
LUBIN
Ne sanriez-vous pas OÙ demeure la rue du Figuier, mademoiselle?
HABTHON.
OuL
88 LES FAl}SSJBS CONFIDENCES
LUBIN
C'est que mon camarade, que je sers, m'a dit de porter cette lettre à quelqu'un qui est dans cette rue; et, comme je ne la sais pas, il m'a dit qae je m'en informasse k vous ou cet animal-la ; mais cet animal-là, ne mérite pas que je lui parle, sinon pour l'injurier. J'aimerais mieux que le diable eût emporté toutes les rues, que d'en savoir une par le moyen d'un malotru comme lui.
DUBOIS, à Marthon, à part.
Prenez la lettre. {Haut,) Non, non, mademoiselle, ne lui enseignez rien : qu'il galope.
LUBIN
Veux-tu te taire !
MARTHON.
Ne l'interrompez donc point, Dubois. Eh bien, veux-tu me donner ta lettre? Je vais envoyer dans ce quartier-là., et on la rendra à son adresse.
LUBIN
Ah! voilà qui est bien agréable! Vous ôtea une allé de bonne amitié, mademoiselle.
DUBOIS, s'en allant.
Vous êtes bien bonne d'épargner delà peine à ce fainéant-là.
LUBIN
Ce malhonnête ! Va, va trouver le tableau, pour voir comme il se moque de toi.
MARTHON, seul, ovcc Lubin.
Ne lui réponds rien : donne ta lettre.
LUBIN
Tenez, mademoiselle; vous me rendrez un service qui me fera grand bien. Quand il y