‹ Œuvres choisiesChapitre 50 sur 68 · ACTE m, SCÈNE TI 9S · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE TI 9S

nir pour remplacer celui que vous avez, et

Sue TOUS allez mettre dehors : je suis sûre 6 mon fiait. J'ai laissé dire yotre nrocurem; au reste ; mais il amplifie. a^^y.xJc

Courage!

MADAME ARGAMTB, Vivement,

M. REMI

Mauvaise parenthèse, avec yotre permis»

sion; supposition injurieuse, et tout èi fait hors d'œuvre.

MADABfB AROANTE.

Honnôte homme, soit : du moins n'a-t-on pas encore de preuve du contraire, et je veux croire qu'il Vest. Pour un impertinent et très-impertinent, j'ai dit qu'il en était un, etj'id raison. Vous dites que vous le garderez : vous n'en feres rien.

ARAMiNTE, froidement.

n restera, je vous assure.

MADAME ARGANTB.

EûintiUk-tout; vous ne sauriez. Seriez* vous d'humeur à garder un intendant qui voua fdmeY

M. REMI

Eh! à qui voulez-vous donc qu'il s'attache?

A vous, a qui il n'a pas affaire?

ARAMINTE

Mais, en effet, pourquoi faat-U que mon Uitendant me haïsse Y

bO LES FAUSSES CONFIDENCES

MADAME AROANTB.

Eh! non, point d'équivoque. Quand je tous dis qu*il vous aime, j entends qu'il est amou-

dresse.

M. REMI

Dorante I

ARAMiNTE, riant,

L*ob]et secret de sa tendresse ? Ob ! oui, très-secret, je pense. Ahl ali ! je ne me croyais pas si dangereuse à voir. Mais, dès que vous devinez de pareils secrets, que ne devinez- vous que tous mes gens sont comme lui? Peut-être qu'ils m'aiment auàsi :

que sait-on? Monsieur Rémi, vous qui me voyez assez souvent, j'ai envie de deviner que TOUS m'aimez aussi.

M. REMI

Ma foi, madame, à l'ft^ de mon neveu, le ne m'en tirerais pas mieux qu'on dit quil s'en tire.'y-^ "v^- *.{

MADAME ARGANTE

Ceci n'est pas matière à plaisanterie, ma fille. Il n'est pas question de votre M. Rémi; laissons-là, ce bonnomme, et traitons la chose un peu plus sérieusement. Vos gens ne vous font pas peindre, vos gens ne se mettent point et contempler vos portraits, vos gens n'ont point l'air galant, la mine doucereuse.

M* REMI

J'ai laissé passer le bonhomme à cause de vous, au moins; mais le bonhomme est quet quefois brutal.

la&uims.

Bb Térité, ma m6re, toob serin la pramiAn ( TOUS moquer de moi, ai ee que tous nw dites me ftiaalt la moindre impresaion; m ■eralt une enft^ce à moi que de le renroTet SOT un pareil soupçon. Bst-ce qu'on ne petik TOC ToiT '"ns Tn'ftlmerT Je n'y eaurals ou* fai. . . m'y accoutumer et prendre

-. Toua lui trouTez l'air

cbe. 11 y aurait de la bizarrerie à se Acher de ce qu'U est bien hit. Je suis d'alUeun e tout le monde: J'alm» asseï les gou

Je TOUS demande pardon, madame, sij« tons interromps. J'ai lien de présumer qna mes serricas ne tous sont plus agréables, et, dans la eonjectoi» prâsente, U est naturel quels sache mon sort.

luSAMI AiUIAirra, ironiquemini.

8aa sort t le sort d'un Intendant 1 Que Mit Wtlieaul

Bt pourquoi n'auralt-11 pas un sortt ARAMiKTB, d'un air tiif i ta mJn.

VoUh des emportements qui m'appartien* sent. [A Doranh.) Quelle est cette coiijeo^

98^ LES PAC8SBS GOKFIUENCES

ture, monsieur, et le motif de yotre inquiô-

DOIUKTB.

¥01» le sairez, madama. n 7 a quelqu'un

kÀ que TOUS aves eaToyé«tkereaeirpour oeott* permaplaee.

Ce quelqu'ufirlà est fort mal couaeillé.. Déatlmaes-Youa» ee u'aat point moi qui l'ai tsiîM Tiuir.

' Tout À contribué à "me tromper, d'totant plus que mademoiselle Marthon vient de m'assurer que dans une heure je ne serais plus ici. "^'^ ■*

^ ARA.MINTE.

y ; UatthM vtm^a tenà im fort sol ilaoottai*

' IfABAMS ARdANtB,

Le terme est encore trop long* : il devrait en sortir tout à^UMure.

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