ACTE in^ tSCÏNB y 9t
M. REMI
Vollèk une petite fille bien incivile. (A mor' dame Araenie.) On m*a dit de votre {Mirt âe venir ici, madame : de quoi est-il donc <|aestion?
viLDAMB AitOANTE, «Ttfs tm revécfie.
Ahl c'est donc TOUS, monsienr le procttrcfurf
M. REMI
Oui, madame; je vous gtarantis que c*e«t fiioi-môme.
MADAMB AROAMTE.
Et de quoi vous êtes- vous avisé, je voua prie, de nous embarrasser d*un intendant de votre façon?
Ma REMI*
Ek par quel hasard madame y trouve-t-elle àredire?
MADAME ARSANTE.
C'est que nous nous serions bien passés du présent que vous nous avez fait.
M. REia.
Ma foi! madame, s'il n'est pas de votre gotÂf vous êtes bien difficile.
MADAMS AmSAIfTS.
Cest votre neveu, dit-on t
M. RBBO.
Oui> madame.
MADAME AHGAJiTB.
£h bien, fout votne neveu au'U est, Tovs nous ferez un gvand pUiair de le retiras.
H. KBMI.
Oen^est pasàvous que je rai donne.
9A •*«> «Ausass GDifFIDENCES
MADAME AROA^TDS.
Non; mais c*est à noaa qu*ildéplatt. à moi et à M. le comte que yoilà, et qui doit épouser ma fllle.
M. REMI, éievant la voix.
Celui-ci est nouveau l Mais, madame, dès qu'il n'est pas à vous, il me semble qu'il n'est
ame Araminte, tout doit Ôtre content. Tant pis pour qui ne Test pas.
Qu'est-ce que cela signifie?
MADAME ARGANTE
Mais vous avez le ton bien rauque> monsieur Rémi.
M* REMI
Ma foi! vos compliments ne sont point propres k l'adoucir, madame Argante.
LE COMTE
Doucement, monsieur le procureur, douce»
ment ; il me parait que vous avez tort.
M. REMI
Gomme vous voudrez, monsieur le comte, comme vous voudrez ; cela ne vous regarde pas. Vous savez bien que le n*ai pas rlionneur de vous connaître, et nous n'avons que faire ensemble, pas la moindre chose.
LE COMTE
Que vous me connaissiez ou non, il n'est pas si peu essentiel que vous le dites que votre neveu plaise à madame. Elle n'est pas une étrangère dans la maison.
Jb. REMI.
Parfaitementétrangèrelpour cette affaire-cit
monsieur: on ne peut pas plus étrangère. Au surplus, Dorante est uu nomme d'nonneur, connu pour tel, dont j'ai répondu, dont je répondrai toujours, et dont madame parle ici d'une manière choquante.
MADAME ARGANTB.
Votre Dorante est un impertinent.
M. BBMI.
Bagatelle ! oe mot-là ne signifle rien dans TOtre bouche.
MADABffR ARSANTE.
Dans ma bouche J A qui parle donc ce petit praticien, monsieur le comte? Est-ce que tous ne lui imposerez pas silence ?
Comment donc ! m*imposer silence, à moi y procureur! Sayez-yous bien qu'il y a cin-tx^ quante ans que je parle, madame Argante?
MADAME AROANTB. iX
n y a donc cinquante ans que yous ne savez ce que yous dites.
SGiNI Tl
ARAMINTE, Kadamb ARGANTE, M. REMI,
LE COMTE
ARAMINTE
Qu'y a-t-il donc? On dirait que tous tous querellez?
M. REMI
Nous ne sommes pas fort en paix, et yous Tenez très à propos, madame .- il s'agit ds
Dorante 9 «yez-YOus sujet de <toii8 plaindre de lui?
ARAMIMTB.
Non, -que Je sache.
a.» IvBMI»
Vous ètes-YOus aperçue qu'il ait manqué de probité?
ARAMINTE
Lui?'Non,TTaiment. Je ne le connais que pour un homme très-estimable.
TU» RSBII*
Aux discours que madame en tient, oe doit pourtant être un fripon, dont il faut que je vous délivre ; et on se passerait bien du pièsent que je vous en ai &Lit^ et é'est un im-
Jertinent qui déplaît à madame, qui déiatt II monsieur, qui parle en qualité 'époux futur ; et, a cause que je le défends, on veut me persuader que je radote, ^^-^t.
ARAMINTE, froidement,
'Oa se jette là dans de grands exeèNB. Je n'y ai point de part, monsieur: Je suis bien éloignée de vous traiter si mal. A regard de Dorante, la meilleure justification qu'il y ait pour lui, c'est que je le garde. Mais je venais pour savoir une chose, monsieur le comte. 11 ya là-bas, m'a-t-on dit, un homme d'alïaires que vous avez amené pour moi. On se trompe apparemment?
L'B trOMTB.
Hadame, 11 «st vrai qu'il est venu arec moi; mais c'est madame Argante...
MADAHB AROANTE.
Attendez, Je vais répondre. Oui, ma fille, e'est moi qui ai prié monsieur * de le 'faire ve-