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ACTE m, SCÈNE XII i<M

pas it elle. Quand on m*a affronté une fois.

fe n'en reviens point.

MARTHON, d'un air triste et attendri.

Parlez-lui, madame» Je vous laisse.

LUBIN, quand Marthon est partie.

Tous ne me répondez point, madamet

▲RAMIMTE.

Il peut Tenir.

scim XII

DORANTE, ARAMINTB.

ARAMINTE

Approchez, Dorante.

nORANTB.

Je n'ose presque paraître devant vous*

ARAMINTE, àport.

Ah! je n'ai gVLére plus d'assurance que lui. (Hott^) Pourquoi vouloir me rendre compte de mes papiers? Je m*en fie bien à vous. Ce n'est pas la-dessus que j'aurai à me plaindre.

Madame..., j'ai autre chose à dire... Je suis si interdit, si tremblant, que je ne saurais parler.

ARAMINTE, à part, avec émotion.

Ah! que je crains la fin de tout ceci!

DORANTE, ému.

Un de vos fermiers est venu tantôt, mik dame.

110 LSI iSàUSSES CONFIDENCES

ABAMINTE, énue.

Un de mes fermiers ?... Cela se peut»

DORANTE

Oui, madame... il est venu.

ARAMiNTK, toujours ènuê.

Je n'en doute pas.

DORANTE, ému.

Et j'ai de l'argent k vous remettre...

AILAMINTB.

Ail! de l'argent?... Nous verrons.

Quand il vous plaira, madame, de le reo^ TOir.

ARAMINTS.

Oui... je le recevrai... vous me le donnerez. {A part.) 3e ne sais ee que je lui réponds. -

DORANTS.

Ne serait-il pas temps de voua l'apporter ce soir ou demain, madame?

▲RAMINTE.

Demain, dites- vous? Comment vous garder jQsque-là, après ce qui est arrivé T

DORANTE, plaintivement

De tout le temps de ma vie que je vais passer loin de vous, je n'aurais plus que ce seul jour qui m'en serait précieux.

ARAMINTE

H n'y a pas moyen. Dorante : il faut se quitter. On sait que vous m'aimez, et on croirait que je n'en suis pas f&chée.

ACZB ta, scÈNBi zn . .HHi

IXHUkHTE.

UiéàMB ! madame^ que je Trâ être & plahidrel

aramintb. ^

Ahî allez. Dorante , chacun a ses chagrins,

D0RAICI3U

!^ J'ai tout perte : J'avaisi un portndt, et ]a ne rai plus.

A quot TO«B «ert de Y^YOiri Von» savei

peindre.

Je ne pourrai de longtemps m'ça^f djMnmager. D'ailleurs, celui-ci m'aurait été wen dier. n a été entre tos mains, madame.

ARAMINTB.

Mais fOUS n'êtes pas raisonnable.

Abî madame, Je vais être «teigpf *2J2K:

▼ou» voua serez assez vengée. N ajoutez nen il ma douleur.

AJUMINTB.

Vous donner mon portraiit Stongez-^vofus ^e ce serait avouer que je vous aime.

DORANTB.

Qwevous m'aimez, madame 1 Quelle idée 1 • qni 'peuzrait se l'imagriner Y

▲BAMiNTB, (fun ton vif et tuâf*

Bt voilà pourtant ce q;aX m'arrive.

DORANTE, se jetant à eee gmimx-

^ ^eiinameursl

Mit ISS FAUSSES CONFIDBNCBi

ARAMINTB.

Je ne sais plus où Je sois. Modérez ^tw Jolfljle?ez-yous, Dorante.

DORANTS, se levant, et tendrement

Je ne la mérite pas. Cette joie me transe porte. Je ne la mérite pas, madame : vous allez me 1 ôter; mais, n'importe, il faut aua vous soyez instruite. ^

ARAMiNTB, étonnée.

Comment | que Youlez-yous diret

DORANTS.

d'un domestique, qui savait mon amour nui m'en plaint, qui, par le charme de l'espérance du plaisir de vous voir, m'a, pour ainsi dire, forcé de consentir à son stratacrème: il vou'

lait me faire valoir auprès de vous. Voilà, madame, ce que mon respect, mon amour et mon caractère ne me permettent pas de vous çacner. J aime encore mieux regretter votre tendresse que de la devoir à l'arfîfice qui me la acquise; j'aime mieux votre haine oue d'avoir trompé ce que j'adore. ^^

ARAMiNTB,/ff regardant quelque temps sans parler»

Si j'apprenais cela d'un autre que de vous.

Je vous naXrais sans doute; mais l'aveu que vous m'en faites vous-même, dans un moment comme celui-ci, change tout. Ce trait de smcerlte me charme, me paraît incroyable, et voilà êtes le plus honnête honmie du monde. Après tout, puisque vous m'aimez véritablement, ce que vous avez fait pour gagner mon cœur .n'est point bl&maUe s il

ACTB ix/^ scfiaiB xui ii)

est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardoimer lorsqu'il a réussi.

DORAMTB.

Quoil la charmante Araminte daime me Justifier? **

ARAMIKTB.

Voici le comte ayec ma mère :ne dites mot»

et laissez-moi parler.

scim XIII

DORAKTE, ARAMINTE, LE COMTE, BUdaUS ARGANTE, DUBOIS, LUBIN.

MADAMK ÂBOAHTB, voyont Dorante,

Quoi i le voilà encoret

ARAJfiNTB, flroidemeni.

Oui, ma mère. {Au comte,) Monsieur lo comte, il était question de mariagre entre TOUS et moi, et il n'y faut plus penser : tous méritez qu'on vous aime ; mon cœur n'est point en état de vous rendre justice, et Je ne suis pas d'un rang qui vous convienne.

MADAHB ARGAMTB.

Quoi donc! que signifie ce discours?

LB GOIITB.

Je TOUS entends, madame; et, sans l'avoir dit à madame, je songeais à me retirer : ' j'ai deviné tout Dorante n'est venu chez vous qu'à cause qu'il vous aimait : il vous a plu. vous voulez lui faire sa fortune : voilà tout ce que voua allez dire.

lié LIS WàmSiB CONFUmCU

ARAMSCTE.

H n'ai rien à ajouter.

MADAME AR6ANTE, OUtrée.

La fortune à cet homme-là!

LB 00MTB> tristement

n n'y a plus q\ie notre discussion, que nous léglerons a l'amiable. J*ai dit que je ne plaiwais point, et ]e tiendrai parole.

ARAMINTB.

Vous êtes bien crénéreux : envoyez-moi quelqu'un qui en décide, et ce sera assez.

MADAME AROANTE.

Ahl la belle chuter ah I ce maudit intendant! Qu'il soit votre mari tant qu'il vous plaira; mais il ne sera jamais mon gendre.

ARAMINTE

Laissons passer sa colore, et Ihiissons.

{lU sortent.)

nUBCNLB.

Ouf t ma gloire m'accable : Je môriteraié bien 4'appelar cette femme-là ma bru.

luboc.

Pardi ! nous nous soucions bien de ton tableau à présent! l'oiiginalnous en fournira bien d'Autcadr copies.

nR 0B8 FAUSSSS OONflDSIlCSi»

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