‹ Œuvres choisiesChapitre 62 sur 68 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

ayec cet oplnifttret Quand le me f&cherais, il n'en sera ni plus ni moins; il faut donc le cbasser. {AVKpine.) Retire-toi.

{L'Epine et Lisette sortent.)

SClm ITI

lA COMTESSE, LE MARQUIS, HORTENSBL LE CHEVALIER.

RORTBNSK.

On se passera de lui. Allez toujours écrire.

{Bue feint de se retirer <n>ec le ChevaUer.)

LB MARQUIS, bos, à la Cùmtesse.

81 je lui offrais cent mille francs? mais ils ae sont pas prêts; je ne les ai point.

LA COITBSSB.

Je TOUS les prêterai, moi: je les ai à Paris. Rappelez-les. Votre situation me fait de la peine.

LB MARQUIS» à Hortense.

Madame, youlez-yous revenir? C'est que ^*^ une proposition à vous faire, et qui est tA^^xt à fl&it rsosonnable.

HORTBNSB.

Une proposition ! monsieur le Marquis, tous m'ayez donc trompée? Votre amour n'est pas aussi yrai que vous me l'avez dit?

LB MARQUIS

Que diantre Youlez-yous? On prétend aussi que TOUS ne m'aimez point, cela me chicane.

Ainsi, tenez, accommodons-nous plutôt. Partageons le différent en deux : il y a deux cent mule firancs sur le testament, prenez-en la moitié, quoique tous ne m'aimiez pas.

LB CHBYALIBR, bos, àHortense,

Je ne crains plus rien.

HORTBNSB, OU Morquis.

Tous n'y pensez pas, monsieur: cent mille

il8 LE LEGS

francs ne peuvent entrer en comparaison arec ravantage de vous épauser. et vous ne vous éyaluez pas ce gne vous valez.

LB MARQUIS

Ma foi, je ne les vaux pas quand Je suis de mauvaise humeuri et je vous annonce que J'j terai toujours.

SOllTENSS.

Ma douceur natunelle me rassure.

ut MAKftfJia.

VéoB^ne Toulez donc past iAUobb notre eheniin; vous serez mariée.

Oui, finissons, monsieur; jeTOUS jéjpoiMSTifc il n'y a que cela, à dise,

(EUe jortj

LBMABftDIS.

Oui| parbleu! j'en aurai le plaisir.

sfiAms xvu

XB MAKQUIS, LA GOMTBSSli, LE CHEVALIER.

'XiA.'tXMlTBSSR, arrêtant leOhevctKer gm û^mUàMir. Kestez. Chevalier; parlons un peu de ee^ Y eut-il jamais rien de pareii? Qu'en pensefi- .vous, vous qui aimez Hortense, vous qu'elle fiime? Ce mariagse ne vous foit-ll pas vb^em- -blert Moi, qui ne suis pas son amant, il m!flf finije.

USL CHEVALIER^ av€c un éjfr&i hypocrite,

Cest une chose affreuse! U n'y a pdiilt d'exemple de cela.

LE MARQUIS

Je ne m'en soucie cruère : eflle sera ma JiBmme^ mais, en revanche, je serai son mari; C'est ce qui me console^ et ce sont plus ses

soktm svïi |)M|

affaires que les miennes. Aujourd'hui le contrat» demain la noce, et ce soir confinée dfuas 8on appartement;, pas plus de façons. Je sois piqué» je ne donnerais pas cela de plus.

LA COMTESSE^ OU. Chevalier,

Pouf moiy je serais d'avis qu'on les eanipdV* a&àt absolument de s'engager. Hortensepeutr' elle se sacrifier à. un aussi vil intérètr vousi quf êtes né généreux, Chevalier, et qui avex au pouvoir sur elle, retenez-la; faites-hii, par pitié, entendre raison, si ce n'est. i)ar amour. Je suis sûre qu elle ne dispute si vilainement qu'à cause de vou9.

Li eHSTfAEiBR, à part.

Il n'y a plus de risque à tenir bon. (Jftr«f.J Que voule/.-vou& que j'y fasse, Comtesse? Je B'y vois point de remède.

LA OOMTBSSB.

Comment? Que dites-vous? n faut qise'f aie mal csitendu, car je vous estime.

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