‹ Œuvres choisiesChapitre 63 sur 68 · LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER

Je veux, qu'elle soit heureuse, si je l'épouse;, elle ne le serait pas assez avec la fortune que J'ai, La douceur dte notre union s'altérerait; JB là verrais se repentir de m'avoir épousé, de n'avoir pas épousé monsieur, et c'est à quof Ja ne m'exposerai point.

LA COIHTESSB.

On ne peut voua répondre qu'en haussante les épaules. Est-ce vous qui me parlez, Che* vafier?

118 LB VMM

Ll OHBVALIBR.

Otti« madame.

LA COMTtf S8B.

Vous ayez donc Tftme mercenaire aasaC.

mon petit cousin? Je ne m'étonne donc rSua de rinclination que vous avez Ton pour 1 au* tre. Oui, vous êtes dijg^e d'elle; vos cœurs sont fort bien assortis. Ah! l'horrible façon d'aimer! ^

LB CHBVALIBR,

Madame, la vraie tendresse ne...

LA COMTESSB.

Ah! monsieur, ne prononcez pas seulement le mot de tendresse; vous le profanez.

LB CHEVALIBR.

Mai s.»

LA COMTBSSB.

Vous me scandalisez, vous dis-je. Vous êtes mon parent, malheureusement; mais je ne m en vanterai point. Ah! ciel! moi, qui vous estimais! Quelle avarie*; sordide! quel cœur sans sentiment! Et de pareils gens disent qu'ils aiment. Ah! le vilain amour! Vous pouvez vous retirer, je n'ai plus rien à vous dire. LB liAïu^uis, brusquement,

Ni^ moi plus rien à entendre. Le billet va partir. {Au Chevalier.) Monsieur, vous avez encore trois heures à entretenir Hortense; apr£s quoi, j'espère qu'on ne vous verra plus.

LB CHBVALIER.

Monsieur, le contrat sigrnô, je pars. (À la Comtesse.) Pour vous, Comtesse, quand vous y penserez bien sérieusement, vous excuserez votre parent, et vous lui rendrez plus da J^tice- (// shrt)

LA OOBfTBSSB.

Ah! non; voilà qui est fini; je ne «aurais la

mépriser davantr;ra, ■

9CkKK XTIU 149

SCiRI lYlII LA COMTESSE, LE MARQUIS.

LS MARQUIS

Eh bien, suis-Je assez à plaindiet

LA COMTESSE

Eh! monsieur, délivrez-vous d'elle, et don-*, nez-lui les deux cent mille francs.

LB MARQUIS

ver sans me déranger.

LA COMTESSE, néghgemmmL Ne VOUS ai-je pas dit oue J*ai justement la moitié de cette somme-là toute prétet A Té* gard du reste, on t&chera de vous le faire.

LE MARQUIS

Ehl quand on emprunte, ne faut-il pas rendre! Si vous aviez voulu de moi, à la bonne heure; mais, dès qu'il n'y a rien à faire, je retiens la demoiselle; elle serait trop cher à ^ renvoyer.

LA COMTESSE

Trop cher! Prenez donc garde, vous parlez comme eux. Seriez-vous C'i gable de sentiments si mesquins? Il vaudrait mieux qu'il vous en coûtât lout votre bien que de la re« tenir, puisque vous ne l'aimez pas.

LE MARQUIS

Eh! en aimerais-je une autre davantage?

A l'exception de vous, toute femme m^st égale : brune, blonde, petite ou grande, tout *' cela revient au même, puisque je ne vous al pas, que je ne .puis vous avoir, et qu'il n'y a que vous que j'aimais*

LA. COMTESSB.

Voyez donc eommoiit YOtts ferez; car enfin, est-ce ima nécessité que ip vous .épouse à cause d^lasituiation déeftgr«at)léoù vo^ôtest En Yérité, cela me parait oien fort, Marquis,

Oh ! je ne dis pas que ce soit une néeesMdté; TOUS me faites pins ridicule aue je ne le suis. Jto( daift bien que vous nlôtas obUg[ée ài rien. €e n'est pas votre £aute ai je ^i^oua aimev et jase prétends pas que tous m'aimiez; je ne tous esu parle> point, non plus.

Lik.oCMTBaSB, imjfatiente, et <Pun UnLsénmix*^ ¥caw fsôtes iSsrt bien, monsieur^ iMitm di»* crétion est tout à fait raiaonnableu

LB MABQIHS.

Tbnt le mal qu'il y ai^ c'est qu0 ji-'éfHKUMrai eette flllensi avec un peu plus< de peine* que je n'en aurais eu sans voua Voilk toute Itinlir gation que je voua ai. Adieu, Comtesse.

LA GOBfTBSSB.

▲dieuy Marquis. Eh. bien, vous- vous en à^ lez d(mc gaillardement comme ceJa.sanstiaBUb* giier d'autre, expédient que ce centrât extD»" yagant?

LB UêOUkmSé

Eh ! quel expédient? Je n'en savais q^'nn, qui n'a pas réussi, et je n'ensai» plus. Je«ui9 tiotre tres-humbls serviteui!.

(li sort en faisant pltmeura réeéreneêt^ji

LA OOMTESSB.

Bonsoir, monsieur. Ne: pwdez pas de temps cn-cévérences^ la. chose presse»

LA comtesse; eeuie.

Là, qu'on me dise en. vertu de quoi eol^

fc^

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