ACTE 1^ SCÈNB TI
auparavant. C'est le neveu de M. Rémi, celui qu U vous a proposé pour liomme d'Affaires.
ARAMINTS.
Ah ! c'est lèi lui ? Il a vraiment très-bonno façon.
MARTHON.
n est ^aôralemefit estimé; je le sais.
ARAMINTB.
Je n'ai pas de peine à le croire : il a tout l'air de le mériter. Mais, Marthon, 11 a si bomie inîn« pour un intendant, que je me fais quelque scrupule de le prendre. N'en dira-t-on rient
liARTHOK.
EJtque voulez-vous qu'on dise? Est-on obUg^ de n'avoir que des intendants mal faits?
ARAMINTE
Tu as raison. Dis-lui qu'il revienne. Il n'était pas nécessaire de me préparer à le recevoir: dès que c'est M. Rémi qui me le donne, c'en est assez; je le prends.
MARTHON, comme s^en aiUnU.
Vous ne sauriez mieux choisir. {Et puis revenant) Etes-vous convenus du parti que vous lui faites ?M. Rémi m'a obArgée de vous en parler.
ARAMINTB.
Gela est inutile. Il n'y aura point de dispute là-dessus. Dès que c'est un honnête honmie, il aura lien d'être content. Appelex-le.
UARTHON, ?iésitani de partir»
On lui laissera ce petit appartement ' donne sur le jardin, n'est-ce pas?
ARAMINTE
Oui; comme il voudra : qu'il vienne.
[Marthon va dans la coulisse»)
SCiNI YII DORANTE, ARAMINTE, MARTHON.
MARTHON.
Monsieur Dorante, madame vous attend.
ARAMINTE
Venez, monsieur: je suis obligée à M. Rémi d'avoir songé à moi. Puisqu'il me donne son neveu, je ne doute pas que ce ne soit un présent qu il me fasse. Un de mes amis me parla avant-hier d'iin intendant qu'il doit m'envoyer aujourd'hui; mais je m'en tiens à vous.
DORANTE
J'espère, madame, que mon zèle justifiera la préférence dont vous m'honorez, et que je vous supplie de me conserver. Rien ne m'affligerait tant à présent que de la perdre.
MARTHON.
Madame n'a pas deux paroles.
ARAMINTE
Non, monsieur; c'est une affaire terminée; je renverrai tout. Vous êtes au fait des affaires, apparemment; vous y avez travaillé?
DORANTE
[)ui, madame; mon père était avocat, et Je mais rétre moi-môme.