‹ Œuvres choisiesChapitre 8 sur 68 · ACTE 1^ SCÈNB TI · texte numérisé non relu

ACTE 1^ SCÈNB TI

auparavant. C'est le neveu de M. Rémi, celui qu U vous a proposé pour liomme d'Affaires.

ARAMINTS.

Ah ! c'est lèi lui ? Il a vraiment très-bonno façon.

MARTHON.

n est ^aôralemefit estimé; je le sais.

ARAMINTB.

Je n'ai pas de peine à le croire : il a tout l'air de le mériter. Mais, Marthon, 11 a si bomie inîn« pour un intendant, que je me fais quelque scrupule de le prendre. N'en dira-t-on rient

liARTHOK.

EJtque voulez-vous qu'on dise? Est-on obUg^ de n'avoir que des intendants mal faits?

ARAMINTE

Tu as raison. Dis-lui qu'il revienne. Il n'était pas nécessaire de me préparer à le recevoir: dès que c'est M. Rémi qui me le donne, c'en est assez; je le prends.

MARTHON, comme s^en aiUnU.

Vous ne sauriez mieux choisir. {Et puis revenant) Etes-vous convenus du parti que vous lui faites ?M. Rémi m'a obArgée de vous en parler.

ARAMINTB.

Gela est inutile. Il n'y aura point de dispute là-dessus. Dès que c'est un honnête honmie, il aura lien d'être content. Appelex-le.

UARTHON, ?iésitani de partir»

On lui laissera ce petit appartement ' donne sur le jardin, n'est-ce pas?

ARAMINTE

Oui; comme il voudra : qu'il vienne.

[Marthon va dans la coulisse»)

SCiNI YII DORANTE, ARAMINTE, MARTHON.

MARTHON.

Monsieur Dorante, madame vous attend.

ARAMINTE

Venez, monsieur: je suis obligée à M. Rémi d'avoir songé à moi. Puisqu'il me donne son neveu, je ne doute pas que ce ne soit un présent qu il me fasse. Un de mes amis me parla avant-hier d'iin intendant qu'il doit m'envoyer aujourd'hui; mais je m'en tiens à vous.

DORANTE

J'espère, madame, que mon zèle justifiera la préférence dont vous m'honorez, et que je vous supplie de me conserver. Rien ne m'affligerait tant à présent que de la perdre.

MARTHON.

Madame n'a pas deux paroles.

ARAMINTE

Non, monsieur; c'est une affaire terminée; je renverrai tout. Vous êtes au fait des affaires, apparemment; vous y avez travaillé?

DORANTE

[)ui, madame; mon père était avocat, et Je mais rétre moi-môme.

Page 1