‹ Œuvres choisiesChapitre 9 sur 68 · ACTE I, SCÈNE Yll · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Yll

ARAMINTE

C'es^àrdi^e que vous êtes un homme de très-bonne famille, et môme au-dessus du parti que vous prenez?

DORANTE

Je ne sens rien qui m'humilie dans le parti que je prends, madame; l'honneur de servir une dame comme vous n'est au-dessous de

âui que ce soit, et je n*envierai la condition 6 personne.

Mes façons ne vous feront point change de sentiment. Vous trouverez ici tous les égards que vous méritez; et si, dans la suite, il y avait occasion de vous rendre service, Je ne la manquerai point.

MARTHON.

Voilà madame ; je la reconnais.

ARAMINTE

n est vrai, je suis toujours fâchée de voir d'honnêtes gens sans fortune, tandis qu'une infinité de gens de rien et sans mérite en ont ime éclatant.e : c'est une chose qui me blesse, surtout dans les personnes de son âge : car vous n'avez que trente ans tout au plus ?

DORANTE

Pas tout & fait encore, madame.

ARAMINTE

Ce qu'il y a de consolant pour vous, c'est que vous avez le temps de devenir heureux.

DORANTE

Je commence à l'être aujourd'hui, map dame.

IB LES VAUSSES CONFiDENCaES

ARAMINTB.

On TOUS montrera l'appartement que Je vous destine ; s'il ne vous convient pas, fl y en a d'autres, et vous choisirez. Il faut aussi quelqu'un qui vous serve, et c'est à quoi je vais pourvoir. Qui lui donnerons-nous, Marthonf

MARTHON.

Il n'y a qu'à prendre Lubin, madame. Je le vois èi l'entrée de la salle, et je vais l'appeler. Lubin, parlez à madame.

^ SCiRE YIII

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