JEAN VALJEAN, MARIUS ET THENARDIER DANS L'ÉGOUT DE PARIS
Jean Valjeau marche depuis plusieurs heures dans l'égout. Il porte toujours Marius, qui n'a pas encore repris connaissance.
Le fontis '.
. . . Jean Valjean sentit le pavé se dérober sous lui. Il entra dans cette fange. C'était de l'eau à la surface, de la vase au fond. Il fallait bien passer. Revenir sur ses pas était impossible. Marius était expirant et Jean Valjean exténué. Où aller d'ailleurs ? Jean Valjean avança. Du reste la fondrière parut peu profonde aux premiers pas. Mais à mesure qu'il avançait, ses pieds plongeaient. Il eut bientôt de la vase jusqu'à mi-jambe et de l'eau plus haut que les genoux. Il marchait, exhaussant de ses deux bras Marius le plus qu'il pouvait au-dessus de l'eau. La vase lui venait maintenant aux jarrets et l'eau à la ceinture. Il ne pouvait déjà plus reculer. Il enfonçait de plus en plus. Cette vase, assez dense pour le poids d'un homme, ne pouvait évidemment en porter deux. Marius et Jean Valjean eussent eu chance de s'en tirer isolément. Jean Valjean continua d'avancer, soutenant ce mourant qui était un cadavre peut-être.
i. Géant, qu'Hercule étouffa dans ses bra^. Le héros, s'étant aperçu dans sa lutte contre le monstre que celui-ci reprenait de nouvelles forces chaque fois qu'il touchait la terre, le souleva, et parvint ainsi à lui ôter la vie.
2. Les pages auxquelles nous donnons ce titre sont extraites des chapitres vi, vil et vin du IIIe livre de la Ve partie.