‹ uvres choisies illustréesChapitre 211 sur 240 · CHOSES Y CES · texte numérisé non relu

CHOSES Y CES

pu écrire cette loi en un article : Les Préfets feront les élections ». M. de Peyronnet se mit à rire.

M. de Polignac resta jusqu'au bout le grand seigneur oublieux et distrait. La garnison de Paris étant jugée trop faible pour le coup d'état qui allait éclater, M. de Polignac, ministre de la guerre par intérim, en l'absence du maréchal de Bourmont qui prenait Alger, proposa au roi de faire venir vingt mille hommes de renfort des garnisons des environs. Il signa l'ordre. — « Expédiez-le bien vite », dit le roi. — « J'en chargerai mes courriers », dit M. de Polignac. — Il mit l'ordre dans sa poche. Deux jours après, au fort de la bataille, les vingt mille hommes attendus n'arrivaient pas. — « Oh ! mon Dieu ! » s'écria M. de Polignac. Il porta la main à sa poche, l'ordre y était encore. Il l'avait oublié.

Du reste, M. de Ran ville vit paisible. Il vient, à Paris de temps en temps. L'an dernier, pourtant, il a fait le voyage de Belgrave- Square1. Il en parlait dernièrement. — '< J'ai retrouvé là, disaitil, quelque ombre du passé. Le prince me consultait en tout. J'avais état de ministre près de lui. »

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