‹ Œuvres choisies (tome 1)Chapitre 93 sur 103 · ET LES ASSURANCES · texte numérisé non relu

ET LES ASSURANCES

Ëpàrgne de l'année.

bÙDGETS COMPARES DES CENT MONOGRAPHIES DE FAMILLES 243

Gomme le budget des recettes, celui des dépenses distingue leséléments en nature et en argent. Ces deux budgets se contrôlent ainsi Pan Tau Ire. Il doit y avoir, en effet, balance exacte entre les totaux généraux et les totaux partiels de chaque budget : d'une part pour les objets reçus el consommés en nature ; d'autre part, pour les recettes et les dépe n ses en argent, saut' L'épargne réalisée ou la dette contractée.

Comptes annexés aux budgets. — Les comptes annexés renferment les calculs compliqués, 1rs balances numériques partielles qui ne pourraient figurer aux budgets sans y introduire delà confusion ou, du moins, sans atténuer ie relief qu'il est nécessaire de donner aux faits principaux. En même temps qu'ils renfermât des détails caractéristiques, ces comptes sont, pour le lecteur, nue garantie de l'exactitude des recherches. Ils se subdivisent en trois catégories :

Les comptes des bénéfices, résultant des industries entreprises par la famille^ établissent, pour chacune de ce* industries : 1° les recettes provenant : des produits de toute nature vendus ou conservés pour la consommation du ménage., du travail des animaux, et, s'il y a lieu, de La plus-value acquise par les immeubles du fait même de l'exploitation ; 2° les dépenses provenant: des matières premières achetées ou procurées parles industries, des subventions utilisées, de la main-d'œuvre fournie par les membres de la famille ou par des ouvriers auxiliaires, du travail des animaux domestiques ou des animaux loués, de l'entretien du matériel et des immeubles employés pour l'exploitation et de l'amortissement de la valeur des animaux, enfin de l'intérêt des valeurs mobilières ou immobilières (outils, animaux, domestiques, immeubles ruraux) engagées dans l'industrie. La différence entre les recettes et les dépenses représente le bénéfice total des industries.

Les comptes relatifs aux subreniions — inutiles pour les allocations patronales dont le calcul est simple et s'inscrit immédiatement au budget des recettes — servent ordinairement à évaluer les produits des droits d'usage, dont le bénéfice s'achète au prix d'un certain travail. Une telle évaluation s'obtient par différence, en calculant : 1° la valeur des produits récoltés ; 2° la valeur du travail de la famille et des animaux domestiques, de l'entretien et de l'intérêt des outils employés à cette récolte ( I).

(1) Nous omettons ici les difficultés de détail, dont la solution est indiquée dans les Instructions auxquelles nous renvoyons le lecteur.

EMILE CI1EYSSON

Les comptes divers concernent principalement les dépenses faites dans le ménage, et en particulier la dépense annuelle en vêlements* Pour déterminer cet article, il suffit de diviser le prix d'achat de chaque vêtement par sa durée. On complète les résultats ainsi obtenus par un nouveau compte indiquant la dépense annuelle en matières premières et en main-d'œuvre pour l'entretien des vêtements de la famille. Quand une partie des vêtements est reçue par subvention ou confectionnée dans le ménage avec des étoffes achetées, on inscrit dans deux colonnes distinctes la dépense annuelle en argent et la dépense en nature occasionnée par l'usure progressive des vêtements donnés ou par la main-d'œuvre employée à la confection ou à l'entretien.

Tel est le budget de la famille. Nous rejetons au paragraphe suivant quelques-unes des réflexions complémentaires qu'il appelle et nous complétons L'exposé du cadre monographique par quelques détails sur les parties qui précèdent et accompagnent le budget.

Nous avons dit que la monographie s'ouvrait sur des observations préliminaires. Elles se composent de treize paragraphes, répartis en quatre chapitres, savoir :

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