‹ Œuvres choisies (tome 2)Chapitre 58 sur 58 · III. — Conclusion · texte numérisé non relu

III. — Conclusion

Je m'arrête, avec la crainte d'en avoir dit trop pour votre patience et trop peu pour le sujet. Je crois, du moins, pouvoir conclurt\ en terminant ces observations, (jue l'impression à dégager de la discussion poursuivie pendant plusieurs séances devant l'Académie, n'est pas décourageante et ne permet pas de dire que nous soyons désarmés contre les abus du sireating ^^iystem.

LE TRAVAIL DES FEMMES A DOMICILE

Non, le mol n'esl pas fatal : nous no devons i)as nous incliner devant lui en gémissant de notre inmpuissance ; car nous disposons de nombreux moyens, dont aucun, il est vrai, employé isolément, n'est absolu, mais qui, combinés méthodiquement, peuvent concourir, sinon à extirper radicalement ce mal, du moins à l'atténuer dans une large mesure.

Ce qui ressort encore, à mon avis, de cette discussion, cY^st la confirmation de ce grand principe, qui domine toute l'économie sociale, à savoir que « sous toute question économi({ue se cache une question morale ».

Le problème que nous avons examiné, est, avant tout, un problème moral. Aussi les solutions les plus efficaces doivent-elles relever principalement de l'initiative privée et avoir trait à Tamélioration du logement, à l'hygiène sociale, à la formation ménagère de la femme, à l'éducation professionnelle et au groupement des ouvrières, à la reconstitution de la famille, au dévouement et au rapprochement des classes.

En un mot, sans repousser absolument l'action de l'Etat, pourvu qu'elle se renferme dans son domaine légitime — convient-il, à mon sens, pour combattre les abus du travail des femmes à domicile, de faire bien moins appel à la coercition légale appuyée sur rinspection du travail, le percepteur et le gendarme, qu'à la conscience et à la claire notion du devoir social.

TABLK DES MATIERES

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