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APRES LA MORT 1>E VOLTAIRE

ministre de l'Instruction publique, de la recevoir au nom de l’État, pour être conservée à la Bibliothèque nationale (16 décembre 1864).

On prétend 1 que, lorsque le cœur de Voltaire fut offert à l’État, la première pensée de l’empereur avait été de le réu-

nir à l’ensemble des dépouilles du célèbre écrivain. Le Panthéon étant rendu au culte catholique, il fallait en référer à l’archevêque» Mgr Darboy aurait répondu qu’avant de pendre un parti, il était prudent de vérifier si les cendres de Voltaire étaient encore là. On ajoutait que des fouilles avaient été ordonnées et qu’elles avaient donné un résultat négatif,.

C’est pour faire la lumière sur cette question troublante que le gouvernement de la République décida, en 1897, de procéder à l’ouverture du cercueil de Voltaire.

cien. Le fils de Mitouard avait voulu, le 14 mars 1799, l’offrir à la République'pour être conservé au Muséum d’Histoire naturelle. Cependant, Lien que l’offre eût été acceptée, la transmission n'eut pas lieu. Le cervelet de Voltaire passait de main en main et d’héritier en héritier jusqu’en 1865, époque à laquelle il fut adjugé en salle des ventes à un acquéreur resté inconnu.

(1) Figaro du 18 février 1864 (M. Dupenty).

Masque mortuaire

, moulé par Houdon.

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Tète de la statue de Voltaire, par Pigalle.

Une commission, présidée par M. Hamel, sénateur, se rendit au Panthéon, le 18 décembre. Elle fit ouvrir le sarcophage de Voltaire et constata que le cercueil contenu dans ce sarcophage était bien celui qui avait été décrit dans les procès-verbaux ofliciels de 1822 et de 1880.

Le cercueil ouvert, apparut un couvercle peu épais en bois blanc et, sous ce couvercle, le squelette de Voltaire légèrement désagrégé. Les membres la Commission purent constater que le crâne était absolument conforme au buste exécuté par Pigalle.

Ainsi tomba la légende d’après laquelle la sépulture de Voltaire 1 avait été violée sous la Restauration.

(1) On fit en même temps des constatations analogues pour le cercueil de J. -J.. Rousseau. On vit, notamment, que le crâne du philosophe était intact et ne portait aucune trace de perforation ou de fracture, ce qui écarte certaines suppositions sur les circonstances de sa mort.

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