T. - ARTICLE
T/article se trouve bmis :
1° Devant certains noms propres, devant lesquels il estd'usage aujourd’hui de remployer : « Les noirs de Guinée; de Congo » {Essai, ch. c.xu) ;
2° Dans le style marotigue : « Blondins y sont , beaucoup plus femmes qu’elles. » ( Epître sur la Calomnie );
3°’ En poésie : « D’un et d'autre coté je vois tomber la foudre. » {Mahomet, III, ix, v. 968.)
Il - NOMS
1. Genre. Amour est du féminin en poésie, même au singulier • « Œdipe a pour son peuple une amour paternelle. »
Œdipe, v. 767 (cf. 98S et 989).
Le genre des noms de ville est parfois difficile à déterminer. Londres est du féihinm ; « Londres était encore plus mal bâtie. » {Essai, çh. exxi.)
Un substantif est employé comme adjectif et l’article qui le précède s’accorde en genre, non avec ce nom, mais avec le suivant : « Une diable de tragédie. » (Lettre à Gidcvillè, 10 mars 1752.)
2 Construction libre d’un nom, placé en apposition à un pronom. « Mobiles agités par d'invisibles flammes,
Nos vieux, nos actions, nos plaisirs, nos dégoûts,
De notre être, en un moi, rien ne serait à nous. «.
{Discours sur l'homme.)
Le premier vers sert d’apposition au pronom nous; c’est comme s’il y avait : « Mobiles agités par d’invisibles flammes, nous n’aurions rien qui fut à nous, ni vœux, ni actions », etc.