‹ uvres complètesChapitre 14 sur 30 · Molli ritiulan lo comune incarco · texte numérisé non relu

Molli ritiulan lo comune incarco

CHANT VI. m

Viens voir les Monlaiguset les Capulets, les Monaldi et les Philippeschi, hommes sans souci de l'avenir, viens voir ceux-là déjà odieux, et ceux-ci poursuivis de soupçons.

Viens, cruel, viens voir l'oppression de tes nobles, et guéris leurs blessures, et tu verras comme Santafîora est en sûreté.

Viens voir ta Rome qui pleure, veuve délaissée, et te criant jour et nuit : « 0 mon César, pourquoi ne me lai s -tu point compagnie? »

Viens voir comme les gens s'aiment, et si nulle pitié ne te touche pour nous, viens rougir de ta renommée.

Et s'il m'est permis de m'adressera toi, ô mon souverain Jupiter, qui fus sur la terre crucifié pour nous, tes justes yeux sont-ils tournés ailleurs?

Ou bien est-ce une mesure que tu prends de loin dans l'abîme de tes conseils, pour quelque bien entièrement caché à nos regards?

Car les cités d'Italie sont toutes pleines de tyrans, et tout vilain y devient un Marcellus s'il se jette dans un parti.

O ma Florence, tu peux bien te réjouir de cette digression qui ne le louche point, grâce à ton peuple (fui esl si sage.

Beaucoup ont la justice dans le cœur, mais comme une flèche qu'ils sont lents à décocher pour ne point tirer l'arc imprudemment. Ton peuple, au contraire, la porte sur le bord de ses lèvres.

Beaucoup refusent le fardeau public. Mais ton peuple

122 DEL PURGATOUIO.

Ma il popol tuo sollecilo risponde

Senza chiamare, e grida : Y mi sobbarco.

46 Or ti fa liela, chè lu liai ben onde :

Tu ricca, tu con pace, tu con senno.

S' io dico ver, l'effeto nol n'asconde.

47 Atene e Lacedemona, cbe fenno

L' antiche leggi, e furon si civili, Fecero al viver bene un picciol cenno

48 Verso. di te, che fai tanto sottili

Provvedi menti, ch' a mezzo novembre Non giugne quel che tu d'ottobre fîli.

49 Quante volte del tempo che rimembre,

Legge, moneta, e ufici, e costume Hai tu mutato, e rinnovato membre!

50 E se ben ti ricorda, e vedi lume,

Vedrai te somigliante a quella inferma, Che non puô trovar posa in su le piume,

51 ] Ma con dar vol ta suo dolore scherma.

empressé répond sans qu'on l'appelle et s'écrie : « C'est moi qui veux porter la charge. »

Maintenant sois joyeuse, car tu as bien de quoi ; tu es riche, tu as la paix, tu as la prudence; si je dis la vérité, l'effet le témoigne.

Athènes et Lacédémone, qui firent les antiques lois, el qui furent si polies, donnèrent un petit exemple dans l'art de bien vivre,

Auprès de toi qui fais la trame de tes règlements si fine qu'on voit que le fil que tu commences en octobre n'arrive pas à la moitié de novembre.

Que de fois depuis le temps dont tu gardes la mémoire as-lu changé les lois, les monnaies, les charges, les coutumes et renouvelé les membres de l'État!

Et si tu reviens à toi-même, et que tu ouvres les yeux à la lumière, tu te verras semblable à cette malade, qui ne peut trouver de repos sur les plumes de sa couche,

Et qui en se retournant croit se défendre de la douleur.

Terc. G. — V Arétin. — Benincasa, juge d'Arezzo, étant vicaire du podestat à Sienne, fit mourir un frère de Ghino di Tacco, pour vol de grand chemin. Pins tard, Benincasa ayant été appelé à la cour de Rome, Ghino le tua et emporta sa tête. — L'Altro. — Cione de Tarlatij à la délaite de Bibbicna, fut poursuivi et se noya dans l'Arno.

0. — Federigo Hovello, mis à mort par FornaiuolodeBostoli. — Nar%ucco alla demander à Ugolin la permission d'ensevelir son fds.

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