SUR LES PARTIS POLITIQUES, ETC
suffrage aux hommes qui ne lui étaieut pas dévoués. Il ehaasa cinq fois» à main année, les députés de la nation ^ il e^^»isonna une première fois onze députés, puis trente-neuf, puis enfin tous ceux des anciens patriotes qui ne voulurent pas s'associer à sa tyrannie, et les ofSciers qui, après avoir servi le parlement, lui étaient suspects par leur inaction.
Il foula impitoyablement aux pieds les deux garanties fondamentales de la vie sociale, la liberté de la pensée et la justice des juge-* ments. Il fot sourd aux plaintes des amis de la patrie, qui, lorsqu'il fit les premiers pas dans le pouvoir , lui criaient par la bouche de Milton : « Respecte Tespoir de la patrie^ respecte la présence et les blessures de tant d'hommes courageux qui ont combattu avec toi pour la liberté ; respecte l'opinion des autres peuples, et les grandes idées qu'ils se forment de cette république que nous avons si glorieusement élevée, d Mais ceux qu'il persécutait étaient calmes au milieu de leurs traverses, et lui il était inquiet comme s'il se fût cru condamné à la mort par un arrêt de l'humanité, obligatoire pour tous les hommes, et qu'à chaque instant il eût attendu le bourreau. Sa mère ne pouvait entendre un coup d'arme à feu sans tressaillir et sans le nommer, ei il ne marchait jamais qu'armé sous ses vêtements.
Dans l'article suivant , nous considérerons le caractère général des partis dans la révolution anglaise, comme nous venons de considérer le caractère des individus : l'ouvrage de M. Villenmin nous parait encore remarquable à cet égard.